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LES MUSULMANES CELEBRES |
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Allah
dit: « Oui, Nos
messagers (les anges) vinrent à Abraham avec la bonne nouvelle. Ils le
saluèrent. Il leur dit: « Salut ! » Et s ‘empressa de leur
apporter un veau rôti. Quand il vit que leurs mains ne s‘y portaient
pas, la contrariété se mêla en lui à la crainte. Ils lui dirent:
« N‘aie pas peur! Nous sommes envoyés au peuple de Loth. »
Son épouse était debout. Or elle éclata de rire car nous lui annonçâmes
la bonne nouvelle d’Isaac et après Isaac, Jacob. “Malheur a moi!”
Dit-elle, enfanterais-je alors que je suis vieille et que mon époux que
vous voyez est un vieillard ? Ce sera vraiment une chose étonnante ! »
Ils dirent: « T’étonnes-tu du décret de Dieu? Que la miséricorde
et la bénédiction de Dieu soient sur vous, lignage de cette maison! Il
est vraiment digne de louange et de glorification. » (Coran
sourate 11 Versets 69-73) Venant d’Irak, Abraham et son épouse Sarah s’étaient installés en terre de Palestine, mais ils durent émigrer en Égypte car, comme Abraham était un prophète, il devait se déplacer selon la Volonté divine afin de s’acquitter de sa mission qui consistait, comme pour chacun des Messagers de Dieu, à répandre les préceptes divins sur la terre. Après un long et pénible voyage, le couple arriva en terre d’Égypte, pays qui était alors gouverné par un tyran vicieux, dont le plus grand plaisir consistait à choisir les plus belles femmes de son pays pour en faire ses concubines. Sarah, l’épouse d’Abraham, était une femme d’une beauté telle qu’elle était enviée même par les femmes les plus belles. Par conséquent, elle ne tarda pas à être remarquée par les hommes du roi d’Égypte qui fut rapidement informé de l’arrivée de cette femme remarquable en compagnie d’un homme, à propos duquel personne n’était en mesure d’affirmer quel type de lien le liait à cette femme. La description que lui en firent ses hommes ranima son instinct et il ordonna aussitôt qu’on lui présente le couple en question. Abraham comprit que c’était là l’une des épreuves que Dieu fait subir à Ses Envoyés afin de tester leur foi, et il consentit à se rendre chez le tyran. Il fut longuement interrogé sur la relation qu’il entretenait avec la belle femme qui venait d’arriver en Égypte, et Abraham, comprenant les intentions du roi, affirma qu’elle était sa soeur, ayant à l’esprit l’idée que Sarah était effectivement sa soeur de religion. De son côté, le roi fut satisfait de cette entrevue, car il avait pu comprendre que la femme qu’il désirait n’avait pas d’époux, et il se sentit la conscience plus tranquille. Il ordonna donc à Abraham de faire venir Sarah dans son palais. Convaincu que jamais Dieu ne l’abandonnerait et qu‘il retrouverait sa femme saine et sauve, Abraham expliqua la situation à sa femme, lui fit quelques recommandations et lui demanda surtout de ne pas perdre espoir en la Puissance divine. Sarah accepta de se rallier à l’avis de son mari et s’en remit à Dieu. Elle se présenta à la cour du roi qui fut ébloui par cette beauté incomparable. Il recommanda à ses servantes de parer la nouvelle venue des plus belles parures et on lui fit porter les bijoux les plus magnifiques. Abraham voyait tout ce qui se passait, mais il ne pouvait rien faire d’autre que d’espérer l’aide de Dieu pour sauver son épouse de cette impasse. Sarah, quant à elle, ne fut point leurrée par tout ce faste qu’elle remarquait, ni par toute la fortune dont on la parait. Elle savait que tout n’était que passager, que la véritable vie est celle de l’Au-delà, et cela la réconforta et fortifia sa foi en Dieu ainsi que sa fidélité à son mari. Lorsque Sarah fut enfin prête, le roi arriva et remarqua aussitôt que la femme était tellement triste que toute sa beauté en était altérée. Il essaya donc de distraire son invitée, mais Sarah refusa de l’écouter et se détourna. Le roi fit une seconde tentative pour se rapprocher de Sarah, mais elle le repoussa de nouveau. Devant cette réaction inattendue, le roi perdit tous ses moyens et recula. Il n’était en effet pas habitué à se trouver devant des femmes qui refusaient ses avances et qui s’accrochaient autant à leur honneur. Puis il se reprit et tenta pour la troisième fois de s’approcher d’elle, mais sa main se paralysa au moment où il essayait de toucher cette belle femme dont le refus ne faisait qu’attiser son désir. Dès qu’il remarqua qu’il ne pouvait plus contrôler sa main, le roi commença à avoir des doutes sur le mystère qui entourait cette étrange femme qui se trouvait devant lui. Autant il était perturbé, autant elle paraissait sereine, car elle avait la conviction que Dieu venait à son secours et qu’elle n’était point seule devant ce tyran. Un étrange sentiment de frayeur gagna subitement le roi, et il se réfugia dans son lit où il ne parvint cependant pas à trouver le sommeil. Enfin terrassé par la fatigue, il s’endormit pour aussitôt vivre un cauchemar. La vérité lui apparut et il comprit toute son injustice envers cette femme fidèle et envers le mari auquel il l’avait arrachée de force. Il revint donc à la raison et dès son réveil, il ordonna que Sarah soit rendue à son mari. En guise de compensation pour la dure épreuve qu’il lui avait fait subir, il lui fit don d’une servante du nom de Hajar qui lui tiendrait compagnie et la servirait ainsi que son mari. Sarah n’était pas seulement une femme fidèle et patiente. Elle avait également une très grande foi en Dieu, ce qui la détachait entièrement de ce monde et de tous les sentiments qui animent d’ordinaire une femme. Entre autres, elle avait le don de se sacrifier pour le bonheur de son mari ce à quoi elle accordait toute priorité. Ainsi, lorsqu’elle remarqua qu’Abraham souffrait intérieurement du fait qu’elle n’avait pu lui procurer de progéniture, Sarah fut la première à encourager son mari à prendre Hajar, la servante qui leur avait été offerte par le roi, pour seconde épouse. En agissant de cette manière, elle faisait preuve d’une véritable foi en Dieu et d’une abnégation totale. Elle puisait en effet son absence de jalousie dans cette quiétude que lui conférait sa conviction religieuse, certaine que si elle n’avait pu procréer jusqu’alors, c’était parce que la Volonté divine le voulait ainsi. Sarah
insista tellement auprès d’Abraham qu’il fut autorisé par Dieu à
s’unir à Hajar. Sarah en fut
très heureuse et la récompense divine ne tarda pas à
se manifester. En effet, quelque temps après, des visiteurs se
rendirent chez Abraham qui, voulant les honorer, demanda à
son épouse Sarah de leur préparer comme à
l’accoutumée un repas digne d’eux. Un veau gras fut donc égorgé
puis rôti, et le repas fut présenté aux visiteurs. Mais tout le monde
fut étonné de remarquer que ces derniers ne touchaient absolument pas à
la nourriture qui leur était présentée. Abraham - Que le salut de
Dieu soit sur lui – fut le premier à
être intrigué par l’étrange comportement de ses hôtes et il en
éprouva une certaine crainte, car, selon la coutume, un invité qui ne
touche pas à la nourriture est une personne qui montre son animosité et
il faut craindre le pire de sa part. Comme le rapporte le Coran:
“Quand il vit leurs mains ne pas y toucher, il les
trouva tout à coup étranges et en ressentit une grande peur. Ils dirent:
« N’aie crainte ! Nous avons été envoyés au peuple de Loth. » »(Sourate
“HOUD” verset 70) C’était
en effet des Anges envoyés par Dieu
pour anéantir le peuple de Loth
qui vivait dans le vice. Lorsque Sarah entendit la nouvelle, elle
en ressentit un si grand soulagement qu’elle se mit à rire. Mais si ce
rire semblait marquer la joie d’apprendre que les visiteurs ne
cherchaient point à nuire à leur hôte, c’était en réalité pour préparer
Sarah à la bonne nouve11e que Dieu voulait lui annoncer par le biais des
Anges. En effet: “Sa femme était debout. Alors elle rit. Nous lui annonçâmes donc
Isaac, et au-delà d’Isaac, Jacob “. (Sourate “HOUD” verset 71)
C’était donc là, la récompense divine à tant de foi, de
patience, de sacrifice et d’abnégation. Sarah fut cependant
très surprise par cette nouvelle, elle se savait en effet vieillie, ayant
dépassé l’âge de donner des enfants. C’est pourquoi elle ne put
s’empêcher de répliquer: « Malheur
à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille, et que ce mien mari
est un vieillard ? Ceci, est assurément une chose étrange. »
(Sourate “HOUD” verset 72) Mais la puissance divine est infinie et elle se rappela que lorsque Dieu décide une chose, elle s’accomplit même si elle est contraire à l’usage commun. Sarah fut donc heureuse à l’annonce de cette bonne nouvelle, et tout l’espoir qui veillait en elle reprit le dessus. Elle commença alors à espérer l’accomplissement de la Volonté divine. C’est ainsi que quelque temps après, Sarah conçut Isaac, cet enfant que Dieu lui avait promis et nommé avant même sa conception. La Volonté divine s’était accomplie malgré l’âge tardif de Sarah, et ce fut pour elle la récompense d’une vie d’abnégation, de sacrifice et de foi inaltérable en son Créateur. |
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Ibn
Abbas (Que Dieu soit satisfait de lui) a dit: “La première des femmes
qui utilisa une ceinture pour cacher les signes d’allaitement fut la mère
d’Ismaïl. C’était pour le cacher à Sarah. Ibrahim l’emmena, alors
qu’elle allaitait et la déposa à côté de la Maison (la Kaaba) sous
un haut et grand arbre à la hauteur de Zamzam, à l’endroit le plus
haut de la Mosquée. A l’époque il n’y avait personne à la Mecque,
et il n’y avait pas d’eau. Il la déposa là avec un sac de dattes et
une outre pleine d’eau. Ibrahim rebroussa chemin. La mère d’Ismaïl
le suivit en disant : « Où vas-tu en nous laissant dans cette
vallée où il n’y a ni humain ni objet ? » Elle le répéta
plusieurs fois sans qu’il lui prêta attention. Elle lui dit: « Est-ce
Dieu qui te l’a ordonné ? » Il répondit: « Oui ! »
Elle dit: « Alors, Il ne nous abandonnera pas ! » et elle
s’en retourna. Ibrahim repartit jusqu’à
Attaniya d’où on ne pourrait le voir. Il se dirigea vers la
Mecque et invoqua Dieu en ces termes: « Notre
Seigneur, j’ai fixé une partie de ma progéniture dans une dépression
impropre aux cultures, juste auprès de Ta Maison cachée, notre Seigneur,
pour qu ‘ils accomplissent la prière. Fais que des coeurs d’entre les
humains se précipitent vers eux. Fais-leur attribution de fruits. Peut-être
seront-ils reconnaissants. » (Coran Sourate 14 verset 37)
La mère d’Ismaïl avait commencé à allaiter et buvait de son eau.
Quand il n’en resta plus et qu’elle eut soif ainsi que son fils qui se
tordait (de soif), ne pouvant plus supporter de le voir ainsi, elle se
dirigea vers as-Safa, la montagne la plus proche. Elle l’escalada mais
elle ne vit personne. De là, elle se dirigea vers la vallée pour voir
s’il y avait quelqu’un. Mais elle ne vit personne. Elle descendit d’as-Safa
jusqu’à la vallée où elle retroussa sa chemise et marcha jusqu’à dépasser
la vallée. Puis elle repartit vers al-Marwa qu’elle escalada. Mais
elle ne vit personne. Elle répéta cela sept fois. Ibn Abbas (Que Dieu
soit satisfait de lui) a dit que l’Envoyé de Dieu a ajouté: « C’est
cela la course (Sa’ya) entre as-Safa’et al-Marwa. » Arrivée
à al-Marwa, elle entendit une voix et elle dit « Silence ! »
se parlant à elle-même. Puis elle écouta de nouveau. Elle dit: « Tu
as entendu si tu as de quoi nous sauver”, voilà un ange près de Zamzam
qui frappait avec son talon - ou son aile - jusqu’à ce que l’eau
apparut. Elle commença à tourner autour en disant, agitant ses mains:
« Aussi! » Puis elle remplit son outre alors que l’eau
jaillissait. lbn ‘Abbas (Que Dieu soit satisfait de lui) a dit: « L’Envoyé
de Dieu a ajouté: « Que Dieu accorde Sa Miséricorde à la mère
d’Ismaïl, si elle avait laissé l’eau aller ou si elle n’avait pas
pris d’eau - Zamzam aurait été une source débordante. » Elle a
bu et allaité son bébé. L’ange lui dit: “Ne crains rien pour la
propriété de cette eau car ici sera fondée la Maison de Dieu grâce à
ce bébé et à son père. Dieu ne lésera pas sa progéniture. » La
Maison était située sur une hauteur comme sur une colline où le vent
vient de droite et de gauche. Elle est restée ainsi jusqu’au jour où
un groupe de Jourhoum ou de la famille Jourhoum arrivèrent d’un voyage
difficile. Ils s’installèrent près de la Mecque et aperçurent un
oiseau assoiffé. Ils se sont dit : “Cet oiseau survole de
l’eau”, alors qu’on connaissait cette vallée sans eau. Ils ont
alors envoyé un ou deux ado1escents qui ont découvert l’eau. Ils ont
rapporté la nouvelle et ils se sont tous rendus chez la mère d’Ismaïl
qui était près de l’eau. Ils lui ont demandèrent : « Nous
autorisez-vous à nous installez chez vous ? » Elle répondit :
« Oui, mais vous n’avez aucun droit sur l’eau. » Ils répondirent :
« D’accord. » Ibn ‘Abbas ajoute que l’Envoyé de Dieu
(Salut et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « La mère
d’Ismaïl s’habitua à eux, elle qui aimait la compagnie. Il y a eu
parmi eux de grandes familles parmi lesquelles l’enfant grandit et
apprit l’Arabe. Il leur plaisait et ils l’admiraient. Quand il
atteignit l’âge de se marier, ils lui donnèrent une de leurs femmes.
Puis, Hajar, la mère d’Ismaïl mourut… » Le livre des prophètes
Vol. VI – 3364 Rapporté par Al Boukhâri L’union d’Abraham et d’Hajar fut bénie par Dieu et ils eurent un fils à qui ils donnèrent le prénom Ismaïl. Lorsque Abraham - que le salut de Dieu soit sur lui - commença à rencontrer trop de résistance à son appel à Dieu, il lui fut ordonné de quitter son pays en compagnie de sa femme Hajar et de son fils et de se rendre dans un lieu désert où il n’existait ni plantes, ni eau. Abandonnant tous leurs biens derrière eux ainsi que la verdure, les fruits et les rivières auxquels ils étaient habitués, ils se rendirent donc dans cette zone aride sur laquelle naîtra plus tard la ville de La Mecque. Abraham demanda à son épouse de s’installer là où Dieu les avait envoyés, et il se prépara à repartir pour accomplir sa mission, mais Hajar l’arrêta pour lui demander: « Nous abandonnerais-tu donc dans ce lieu où il n’y a ni à mangers ni à boire ? » Comme son mari lui répondait par l’affirmative, elle chercha à savoir si telle était la volonté divine, et Abraham le lui confirma. Elle accepta alors son sort et s’en remit à Dieu en disant: « Si telle est la Volonté de Dieu ! » alors Abraham partit donc, laissant seuls sa femme son fils, avec pour toute provision un peu de nourriture une foi en Dieu si grande que nul ne pouvait la décourager. Quelques jours après le départ d’Abraham - que le salut de Dieu soit sur lui - la réserve d’eau s’épuisa, et la mère et le fils commencèrent à souffrir de la soif. La mère chercha vainement une source ou un puits où elle pourrait prendre de l’eau pour étancher la soif de son fils, mais où en trouver dans ce désert? Aussi loin que son regard portait, elle ne pouvait voir que du sable sans aucune plante qui montre la présence rassurante d’un point d’eau. Hajar se mit à aller et venir entre les deux monts de Safaa et Marwa dans l’espoir de pouvoir distinguer un bruit d’écoulement d’eau ou d’apercevoir une présence qui les sauverait de cette soif intenable, mais elle ne put rien distinguer d’autre que le silence du désert. Tantôt il lui semblait voir une flaque d’eau au loin et alors elle se rendait en courant du mont sur lequel elle se trouvait à celui qui lui faisait face, mais elle se rendait compte, une fois arrivée sur les lieux, que ça n’était qu’un mirage, une illusion optique. Ces allées et venues entre les deux monts se répétèrent sept fois de suite, et à chaque fois qu’elle faisait le trajet entre Safaa et Marwa elle invoquait Dieu et priait pour que son fils et elle-même soient sauvés d’une mort qui lui semblait très proche, surtout lorsqu’elle entendait les cris incessants de son fils, des cris à fendre l’âme, et qui devenaient de plus en plus faibles à mesure que le temps passait. Le garçon ne cessa de pleurer et de gémir jusqu’à ce qu’il perdit toutes ses forces; il manifesta alors sa souffrance en battant de plus en plus faiblement des pieds contre le sol. Dieu voulut que ce soit ainsi la manifestation de Sa Miséricorde infinie, leçon d’espoir adressée à tous les gens pieux. Les battements contre le sol et les prières insistantes n’étaient en effet que la cause qui allait donner naissance à une source à laquelle Hajar et son fils Ismaï purent étancher leur soif. Les gémissements de l’enfant cessèrent, et la vie regagna peu a peu ce petit corps. Le sourire réapparut alors sur les lèvres de la mère et sa foi en Dieu lui fit reprendre des forces à son tour. La source qui venait de prendre naissance ne tarit plus jamais, et c’est celle que nous connaissons de nos jours sous le nom du puits de Zamzam. Dès que l’eau apparut dans la région, les oiseaux furent attirés et ils commencèrent à tournoyer dans le ciel. Une caravane de la tribu de Jourhoum, issue du Yémen passait à proximité. La présence inhabituelle d’oiseaux dans les environs intrigua les voyageurs et ils envoyèrent quelqu’un voir ce dont il s’agissait. L’éclaireur fut rapidement de retour et il les mit au courant de ce qu’il venait de voir : une source venait de voir le jour au milieu de ce désert, et tous accoururent. Certains d’entre eux s’installèrent sur place, et ainsi le destin de Dieu s’accomplit. Dieu avait en effet répondu aux prières d’Abraham, et c’est ainsi qu’un endroit qui ne connaissait aucune forme de vie quelques jours auparavant se mit a se peupler progressivement. Les jours s’écoulèrent sans que rien ne vienne perturber la vie d’Hajar et de son fils, d’autant plus qu’Abraham était de retour de son périple. Une seconde épreuve attendait cependant HAJAR, la tendre mère pieuse qui avait enduré toutes les souffrances consécutives à leur isolement en plein désert aride. En effet, Abraham eut une vision dans laquelle il lui était demandé d’égorger son unique fils. Hajar, informée par la vision de son époux, comprit que Dieu leur demandait une nouvelle preuve de foi et elle accepta que le destin s’accomplisse, bien que ce sacrifice lui parut dur à supporter au départ. Mais elle était convaincue que si telle était la volonté de Dieu, c’est qu’une sagesse qu’elle ne pouvait comprendre justifiait un tel acte. L’enfant leur avait été donné par Dieu, et Dieu pouvait le leur reprendre quand il le voulait malgré tout l’amour qu’ils pouvaient lui porter, car leur amour pour Dieu était plus fort encore. Ismaïl lui-même acceptait d’être présenté en sacrifice à Dieu. Abraham emmena donc son fils loin d’Hajar et ils se rendirent à Mina. Là, Ismaïl s’étendit par terre et présenta sa gorge au couteau que tenait son père. Au
moment où Abraham s’apprêtait à obéir aux ordres de Dieu,
la Magnanimité divine se manifesta. L’archange Gabriel fut envoyé
par Dieu
avec un mouton du Paradis qui devait être égorgé à la place d’Ismaïl,
le père et le fils ayant fait preuve de leur obéissance totale à Dieu. Ainsi prit fin la dure épreuve d’Hajar. Elle retrouva avec une très grande joie son fils et remercia Dieu de Sa Clémence. La famille, à nouveau réunie, vécut dans le bonheur de la foi inaltérable en la Puissance et la Clémence divine. |
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Allah dit: “Nous inspirâmes à la mère de Moussa : “Allaite-le; quand tu concevras pour lui des craintes, jette-le dans le fleuve, sans crainte ni chagrin, car Nous te le rendrons et le mettrons au nombre des envoyés.” (Qur’an Sourate 28 verset 7) Allah dit: “Nous t‘avons favorisé une fois déjà quand Nous fîmes à ta mère certaines révélations: “Jette-le dans le coffre, jette le coffre dans la mer, et que la mer le relance au rivage, et que le recueille un ennemi a Moi, ennemi à lui ”. Et J’émanai sur toi une force d’amour, afin que sous Mon regard tu fusses façonné (élevé). » Un jour passait ta s soeur, elle dit: « Puis-je vous indiquer des gens qui vous le prenne en charge ? » Ainsi Nous te rendîmes à ta mère pour rafraîchir ses yeux et qu’elle n’eut plus de chagrin. » (Qur’an Sourate 20 verset 37 à 40) Allah dit: « Et le coeur de la mère de Moussa devint vide. Peu s’en fallut qu‘elle ne divulguât tout, si Nous n‘avions pas pansé son cœur, afin qu‘elle restât du nombre des croyants. » (Qur’an Sourate 28 verset 10) C’était l’année au cours de laquelle la persécution des fils d’Israël avait atteint son apogée, suite à la prédiction faite à Pharaon par les mages les plus illustres d’Egypte. Par conséquent, Pharaon, craignant qu‘il ne naisse effectivement parmi les fils d’Israël un enfant qui lui ravirait son trône et tout son pouvoir, avait décidé que tous les nouveau-nés israélites seraient assassinés au berceau. C’était, à ses yeux, la meilleure façon d’enrayer le mal à la racine. Pas très loin du palais de Pharaon, vivait une petite famille qui comptait la mère et deux enfants: une fille et un garçon ayant pour prénom Aaron. La mère était enceinte et elle avait déjà toutes les appréhensions du monde pour l’enfant qu’elle allait mettre au monde. Elle se prenait souvent à espérer que ce soit une fille plutôt qu‘un garçon, ce qui l’aurait rassurée sur le sort de ses enfants. Mais ce fut un enfant mâle qui vint au monde, à un moment où les hommes de main de Pharaon arrachaient les bébés israélites à leurs mères pour les tuer sous leurs propres yeux. La famille dut donc jalousement garder le secret de cette naissance, mais au bout de trois mois, la mère se rendit à l’évidence: tant que son bébé restait avec elle, il était en danger de mort, et ce n’était absolument pas la fin qu’elle désirait pour cet enfant auquel elle s’était attachée des le premier instant où elle avait vu son petit visage, attachement d’autant plus fort qu’e1le sentait le fléau de la mort suspendu au-dessus de son petit crâne par un fil très mince qui pouvait être rompu à tout instant par les hommes de Pharaon. C’est ainsi qu’elle fut contrainte d’éloigner d’elle ce fils auquel elle tenait tant et qu’elle voulait voir survivre. Il lui fut inspiré de mettre le destin de son fils entre les mains d’Allah et elle s’exécuta aussitôt. Le bébé fut donc mis dans une boite qui fut abandonnée sur les eaux du Nil. Par précaution, la pauvre mère recommanda à sa fille de suivre de loin, depuis le rivage, la suite des évènements. Depuis la rive du fleuve, la jeune fille vit la boite récupérée par des agents de Pharaon. “Ce ne peut être qu‘un enfant Israélite abandonné” dirent certains d’entre eux. “Quel que soit le cas, répondirent d’autres, nous devons d’abord en référer à notre seigneur. C’est à lui de décider du sort de ce bébé. Suspicieux de nature, Pharaon avait la quasi-certitude qu’il ne pouvait s’agir que d’un enfant israélite comme le pensaient ses hommes, mais il ne put mettre sa menace à exécution et donner la mort au bébé. Allah était en effet intervenu pour faire en sorte que Assya ; l’épouse de Pharaon, ressente une grande affection pour ce bébé trouvé dès le premier regard, et elle supplia par conséquent son mari de lui permettre de garder cet enfant et de l’élever comme ce fils qu’elle avait toujours attendu et qu’elle n’avait pu avoir. Pharaon dut donc laisser la vie sauve au bébé et accepter qu’il grandisse dans son palais. Pendant ce temps, la pauvre mère, chagrinée d’avoir été contrainte à abandonner son fils, apprenait par la bouche de sa file que le petit enfant se trouvait dans le palais du pire ennemi de leur race. Néanmoins, son inquiétude commença à s’estomper lorsqu’elle comprit que c’était la Volonté divine qui en avait décidé ainsi, et que son fils était plus en sécurité dans le palais que partout ailleurs. Elle se souvint en effet de ce qui lui avait été inspiré, à savoir: “Allaite-le
et si tu as peur pour lui,
jette-le dans les flots sans éprouver ni crainte ni chagrin car Nous
allons te le rendre et en faire un Messager. » (Sourate Le récit
verset 7) Son sacrifice lui parut alors plus supportable. Dans
le palais, c’était la consternation générale depuis l’arrivée du
beau bébé. Autant cet événement avait fait la joie d’Assya, autant
il lui causait des tracas maintenant. « Va-t-on le laisser mourir de faim ? » se de mandaient les dames de compagnie de l’épouse de Pharaon tout en s’ingéniant à trouver le meilleur moyen de faire manger le bébé, car chacune avait intérêt à être la source de la satisfaction de sa maîtresse et d’en tirer ainsi le maximum de profit. Malgré tous leurs efforts, personne n’était parvenu à satisfaire la faim du bébé. En désespoir de cause, Assya ordonna à ses servantes de prendre l’enfant et de chercher partout dans la cité une nourrice que l’enfant accepterait enfin. De son côté la soeur de Moussa s’était approchée du palais dans l’espoir de recueillir quelque information qu’elle pourrait rapporter chez elle pour tranquilliser sa mère. Ce fut donc avec une grande satisfaction que les servantes sortir en quête d’une nourrice. Très habilement, elle s’approcha des femmes faisant semblant de marquer peu d’intérêt au spectacle qu’elle voyait, elle se hasarda à insinuer qu’elle connaissait une nourrice qui accepterait bien de se charger de cet enfant. Les servantes, heureuses du nouvel espoir de récompense qu’elles entrevoyaient s’empressèrent de lui demander de leur indiquer la femme en question et s’en retournèrent hâtivement au palais annoncer la bonne nouvelle à leur maîtresse. Assya avait beaucoup de peine pour ce bébé qu’elle aimait déjà beaucoup, et elle n’hésita pas une seconde : « Qu ‘attendez-vous pour aller la chercher ? » demanda-t-elle. On fit venir la femme, et la pauvre mère eut l’occasion de revoir son enfant chéri. Mais il ne lui fallait à aucun moment faiblir et montrer ce qu’elle pouvait ressentir. Elle prit donc le bébé comme s’il avait été un véritable étranger et lui donna le sein. C’est alors qu’arriva le miracle que tout le monde attendait avec impatience: le bébé accepta le sein qui lui était présenté et s’allaita comme si un lien secret le liait à cette femme que personne ne connaissait quelques minutes auparavant. Pharaon, mis au courant de ce phénomène étrange, vint très vite questionner la pauvre mère: “Qui peux-tu bien être pour que ce bébé qui a refuse toutes les nourrices qui lui ont été présentées accepte enfin de se nourrir à ton sein ?“ “Je ne suis qu’une pauvre femme qui plait aux enfants et mon lait a un goût douceâtre que tous les bébés apprécient. Pharaon n’était pas tout à fait satisfait par cette réponse trop vague, mais il était bien obligé de s ‘en contenter puisque la femme qu’il avait devant lui était la seule nourrice que l’enfant avait agréée. Il demanda donc à la femme de devenir la nourrice du bébé contre une rétribution. Cette dernière accepta. La coutume voulait que la nourrice emmène chez elle l’enfant dont elle avait la charge et c’est ainsi que se réalisa la promesse d’Allah, comme le rapporte le Coran: « Nous le rendîmes ainsi à sa mère pour qu’elle retrouve sa joie et pour qu ‘elle sache que la promesse de Dieu se réalise toujours, mais la plupart des hommes ne savent point. » (sourate le récite verset 13) L’enfant vécut donc sa première année auprès de sa véritable mère, et personne ne savait que Moussa ne se trouvait pas seulement avec sa nourrice, mais avec sa véritable mère. L’on comprend alors toute l’étendue du sacrifice d’une mère qui ne peut avouer que l’enfant qu’elle est en train de nourrir est véritablement le sien. Le secret pesait d’autant plus que le moment du sevrage se rapprochait inexorablement, ce qui signifiait que la pauvre mère devait à nouveau se séparer de son fils et le rendre à ses parents adoptifs. Mais l’enfant avait maintenant grandi un peu et surtout il n’était plus en danger comme à sa naissance, puisque la Protection divine avait fait qu’Assya s’attache à Moussa et que l’enfant puisse vivre dans le palais même de celui que le Coran qualifia d’ “ennemi des enfants “. Ce n’est que dans une telle situation que l’on parvient à comprendre la signification des mots sacrifice et souffrance. La foi en Allah est cependant le meilleur refuge pour avoir le courage d’affronter tout ce que peut endurer une mère privée de son enfant, comme l’a fait la mère de Moussa. |
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ASSYA, L’EPOUSE DE PHARAON UN MODELE DE FOI INDESTRUCTIBLE Allah
dit: « Dieu fit un exemple, pour ceux qui croient, de la femme de
Pharaon, quand elle dit: « Seigneur, bâtis-moi près de Toi une
demeure au Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de ses oeuvres. Sauve-moi
d’un peuple d’iniquité. » » (Sourate 66 verset 11) Allah
dit: « La femme de
Pharaon dit: « Fraîcheur des yeux pour toi et pour moi! Ne le tuez
pas, peut-être nous rendra-t-il service ou l’adopterons-nous pour
enfant » – ils ne se doutaient alors de rien ! » (Sourate 28
verset 9) D après Ibn Abbas (Que Dieu soit satisfait de lui), l’envoyé d’Allah (PSL) a dit: « Les maîtresses des femmes du Paradis sont Marie, fille de Joachim, puis Fatima, puis Khadija, puis Assya épouse du Pharaon. » (Rapporté par Ibn ‘Asâkir) Ibn
Abbas (Que Dieu soit satisfait de lui) a dit: « L’envoyé d’Allah
(PSL) a tracé par terre quatre traits et a dit: « Savez-vous ce que
c’est ? »Ils ont dit : « Dieu et son messager le savent
! » Le Prophète (PSL) a répondu : “Les privilégiées des
femmes du Paradis sont Khadija fille de Khuwaylid, Fatima fille de
Muhammad, Marie fille de Imrane et Assya fille Mozahim épouse du
Pharaon”. (Rapporté par Nassa’i, Abü Ya’la et Ibn ‘Asâkir). L’histoire d’Assya commence très tôt, dès le jour où en compagnie de son mari, elle se trouvait au bord du Nil. Pharaon se reposait en effet au moment où ses hommes repêchèrent une boite dans laquelle se trouvait un bébé qui semblait avoir été abandonné. A la demande insistante de son épouse, Pharaon accepta de garder l’enfant, n’ayant pu procréer jusque-là. C’est ainsi que Moussa grandit dans le palais de leur grand ennemi, et Assya, la femme de Pharaon s’attacha énormément à lui, le considérant comme son propre fils. Au fur et à mesure que les années passaient, Assya voyait l’enfant s’épanouir et devenir un jeune homme beau et fort. Elle craignait souvent pour lui l’injustice de son mari, et cette inquiétude devint constante lorsqu’elle fut informée de la nouvelle de la Révélation. Mais en même temps, elle en ressentit un grand soulagement. Jamais en effet elle n’avait été dupe des pouvoirs surhumains que son mari prétendait avoir. Jamais non plus elle n’avait été intimidée par ses vociférations, et il lui faisait beaucoup de peine de voir les sujets se prosterner devant Pharaon et l’adorer comme il l’exigeait c’est-à-dire comme ce dieu qu’il voulait être. Ne répétait-il pas souvent, comme pour s’en convaincre lui-même qu’il était leur dieu suprême? Pour sa part, elle avait la conviction qu’il n’était qu’un mortel, et par conséquent attendait avec impatience 1’Envoyé de Dieu qui la délivrerait de cette situation intenable. Le jour vint où son fils adoptif fut forcé de quitter le palais afin d’éviter la colère de Pharaon. La souffrance d’Assya fut énorme d’autant plus qu’elle ne pouvait en parler à personne. Elle apprit alors que le mari de sa coiffeuse avait sauvé la vie de Moussa en l’informant de la mort certaine qui l’attendait s’il ne partait pas immédiatement. C’est ainsi qu’elle découvrit une confidente fidèle, car elles partageaient toutes 1es deux la même foi en Dieu et savaient Pharaon impuissant contre elles, tant qu’elles trouvaient refuge auprès de DIEU. Maintenant qu’elle n’était plus tout à fait seule, elle pouvait mieux supporter sa souffrance et son inquiétude, car elle avait quelqu’un avec qui les partager et qui pouvait la soulager un peu. Beaucoup de temps passa avant qu‘elle n‘apprenne que Moussa était enfin de retour et qu’il avait demandé à être reçu par Pharaon. Elle fut impatiente d’entendre ce que ce fils adoptif qu’elle chérissait tant avait à dire. Par conséquent, elle se cacha derrière des tentures pour écouter le message dont était porteur Moussa, sans douter un seul instant qu’il ne pouvait apporter que de bonnes nouvelles. De la place de choix qu’elle s’était réservée, elle put entendre que Moussa venait auprès de Pharaon avec la mission dont Dieu l’avait chargé, celle de l’appeler à craindre Dieu et de croire en Lui. Par la même occasion, il demanda que les juifs, que Pharaon tenait en esclavage, soient libérés. Assya écouta ces paroles avec beaucoup de plaisir, et toute l’inquiétude dans laquelle elle avait vécu jusque-là disparut comme par enchantement. Elle venait en effet d’avoir la conviction que Moussa était bel et bien un Envoyé de Dieu, et elle eut foi en lui spontanément, entrant ainsi dans la liste des premiers croyants. Dans les jours qui suivirent, Assya ne put avoir de nouvelles de Moussa que par t’intermédiaire de la coiffeuse de ses filles, qui était également l’une des rares personnes à connaître la foi de l’épouse de Pharaon. Ce dernier ne tarda pas a être informé par sa fille que la coiffeuse était une fidèle de Moussa et il décida aussitôt de la mettre à mort, dès qu’il eut constaté de fait que la femme avait une foi tenace et refusait de renier sa croyance en Dieu. C’est ainsi que la pauvre femme fut brûlée vive, après qu’on lui eut infligé l’une des pires souffrances que puisse vivre une mère: celui de voir ses enfants jetés l’un après l’autre dans le feu. Assya observait ce spectacle depuis ses appartements, impuissante de sauver son amie et confidente. Elle ne put cependant s’empêcher de maudire son époux. Ce dernier entendit ce qu’elle disait et il comprit aussitôt que sa propre femme était l’une des fidèles de Moussa qu’il pourchassait avec une fureur sans bornes. Assya fut donc emprisonnée a son tour, mais malgré toutes les intimidations, toutes les menaces que PHARAON proféra, sa foi resta inébranlable et ne faillit à aucun moment. Comme il ne parvenait pas à faire changer d’avis sa femme, Pharaon condamna sa femme à être écartelée. Pendant qu’on lui faisait subir le supplice, la pieuse femme ne fit que maudire Pharaon et son peuple injuste qui continuait à adorer une créature de Dieu et refusait d’adorer son Créateur. Avant de mourir, elle se tourna vers Dieu pour adresser une dernière prière: « Seigneur!
Construis-moi auprès de Toi une maison au Paradis. Sauve-moi de Pharaon
et de ses agissements et sauve-moi de la gente injuste. » (Sourate
l’Interdiction verset 11) Allah, connaissant la sincérité de sa foi, répondit favorablement à sa prière et elle mourut en martyr, devenant ainsi un exemple de foi et d’endurance. Allah dit d’elle en effet: « Dieu fit un exemple de ceux qui ont cru en la femme de Pharaon. » (Sourate L‘interdiction, verset 11) |
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LA
VIERGE MARIE
Allah dit: “Donc son Seigneur l’accueillit du meilleur accueil et la fit croître de la plus belle croissance.” (Sourate 3 verset 38) Allah dit: « ... Les anges dirent: « 0 Marie, Dieu t’a élue et t’a purifiée. Il t’a élue au-dessus des femmes des humains.” (Sourate 3 verset 42) « 0
Marie, sois dévouée à ton Seigneur, et prosterne-toi et incline-toi
avec ceux qui s’inclinent.” (Sourate 3 verset 43) Allah
dit : « Et Marie, fille d’Imran. Elle sut préserver son
sexe. Nous y insufflâmes de Notre esprit. Elle traita de vraies les
paroles de son Seigneur et Ses Ecritures. Elle fut parmi les dévouées. »
(Sourate 66 verset 12) « Rappelle
dans le livre (le Coran) Marie. Lorsqu’elle s‘isola des siens dans un
lieu oriental et mit entre elle un voile. Nous lui envoyâmes Notre
esprit, qui revêtit pour elle l’apparence d’un humain parfait. Elle :
« Je cherche refuge auprès du Très Miséricordieux contre toi si
tu es de ceux qui sont pieux ! » « Je ne suis, dit-il, qu ‘un messager de ton Seigneur venu te faire présent d’un garçon pur. » « Comment, dit-elle, aurais-je un garçon, quand aucun homme ne m‘a touché, et que je ne suis pas une débauchée ? » Il dit « Comme cela. » Ton Seigneur dit: « C ‘est pour Moi bien facile », afin de faire de lui un signe pour les hommes et une miséricorde de Notre part. Et ce fut chose accomplie. » (Sourate 19 verset 16 à 21) “Elle
le (Issa) conçut et s‘isola avec lui dans un lieu lointain, les
douleurs la firent s‘adosser au tronc d’un dattier; elle dit: « Que
ne suis-je pas morte avant et que ne suis-je un oubli qu‘on oublie ! » Il
(un ange) l’appela de dessous elle: « N’aie pas de chagrin. Le
Seigneur a mis au-dessous de toi une source. » Secoue vers toi ce
tronc de dattier pour en faire pleuvoir des dattes mûres bonnes à
cueillir. Mange et bois, rends à ton oeil la fraîcheur. Au premier
humain que tu verras dit: « J’ai fait voeu au tout Miséricordieux
de jeûner. Je ne parlerai en ce jour à personne. » Elle revint
vers son peuple portant l’enfant. Ils dirent: « 0 Marie tu as
commis une chose épouvantable ! Sœur d’Aaron, ton père n‘était pas
homme de mal, non plus que
ta mère était une débauchée ! » Elle désigna l’enfant. Ils
dirent: « Comment parlerons-nous à un enfant au berceau ? »
Or il dit : « Je suis vraiment 1‘esclave de Dieu. Il m ‘a apporté le Livre, il a fait de moi un prophète, Il m‘a béni là où je me trouve et m‘a recommandé la prière et l’aumône légale tant que je vivrai, et la charité envers ma mère. Il n‘a pas fait de moi un violent misérable. Salut à moi le jour de ma naissance, le jour où je mourrai, comme au jour où vivant je ressusciterai. » Voilà Issa fils de Maryam. Parole de la vérité, sur quoi ils controversent. Pourquoi Dieu aurait-Il adopté un enfant? Pureté à Lui! Une fois son décret pris, Il n‘a qu’à dire “Sois!“ et cela est. « Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le. Voici le droit chemin. » (Sourate 19 verset 30 à 36) D’après Anas (Que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (PSL) a dit: « Parmi toutes les femmes du monde, tu peux te contenter de Marie fille de Joachim, Khadija fille de Khowaylid, de Fatima fille de Muhammad et d’Assya femme de Pharaon. » (Rapporté par At-Tirmidi). D’après Abou Moussa al Ash’ari, (Que Dieu soit satisfait de lui), 1’Envoyé de Dieu (PSL) a dit: « Beaucoup d’hommes sont parfaits, mais ne sont parfaites parmi les femmes que Marie, fille de Imrane et Assya la femme de Pharaon. Le privilège d‘Aisha équivaut au privilège qu’a le pain mitonné (Tharid) sur l’ensemble des repas. » (Rapporté par al-Boukhari) L’Envoyé de Dieu (PSL) a dit: « Tout fils d’Adam sera touché par Satan le jour sa naissance sauf Marie et son fils. » (Rapporté par Mouslim) La femme d’Imrane espérait depuis très longtemps avoir un enfant; elle n’était parvenue à supporter sa stérilité qui durait depuis trop longtemps, en essayant de se persuader qu’une chose ne pouvait arriver qu’ au moment où Dieu avait décidé qu’elle ait lieu ; mais avec l’âge, elle se prit à désespérer quelquefois pendant de courts instants; grâce à sa forte foi, elle parvenait rapidement à reprendre courage et se mettait à espérer de nouveau. A chaque fois, elle se répétait en effet que la Puissance divine était au-dessus de tout. Elle était convaincue que Dieu répondrait favorab1ement à sa demande et c’est ainsi qu’elle fit le vœu de vouer le fils qu’elle aurait au service du Temp1e. Son désir le plus ardent était en effet que sa progéniture soit au service de Dieu uniquement, ce qui était le sentiment le plus noble que puisse ressentir une mère car elle savait que ce vœu formulé la priverait de l’appropriation égoïste que peut ressentir toute mère. Bientôt, l’épouse d’Imrane se rendit compte que, malgré son âge, elle était enceinte. Son désir le plus cher allait enfin se réaliser, et elle pourrait tenir la promesse faite à Dieu. C’était cela qui lui procurait le plus de bonheur. Mais toute sa joie faillit disparaître en fumée quand elle mit au monde son enfant tant attendu et qu’elle s’aperçut qu’elle avait eu une file, non un garçon comme elle avait tant espéré. Ce fut une déception qui ne dura pas longtemps, car elle parvint une fois encore à se convaincre que tout ce qui nous vient de Dieu ne reflète que la Volonté divine qui cache le plus souvent une sagesse que nous ne pouvons pas toujours découvrir sur le champ. Sa première réaction fut donc de se tourner vers son Créateur et de dire: « Seigneur, voilà que j‘ai accouché d’une fille » or Dieu savait mieux qu‘elle de quoi elle avait accouché et le garçon n‘est pas comme la fille. Je l’ai appelée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre Satan le banni. »(Sourate La Famille verset 35) Aussitôt après le bébé fut emmené au temple, ainsi que l’exigeait le respect du vœu formulé. Les rabbins s’arrachèrent la petite enfant, tous désireux d’en avoir la charge, car il s’agissait de leur supérieur Imrane, un homme respecté et estimé de tous. Ce n’était certes point une habitude qu’une fille soit acceptée comme prêtresse, charge jusque-là réservée aux seuls hommes, mais la situation était telle que les rabbins ne pouvaient refuser une personne qui, avant sa naissance, avait été vouée au service de Dieu. C’est la raison pour laquelle tout le monde voulut être le parrain de la petite file. Zacharie fut cependant celui qui fut désigné en fin de compte, étant donné qu’il était le mari de la tante maternelle du bébé. C’était le supérieur des rabbins, un Descendant d’Aaron et un homme de grande qualité, auquel avait été confié la charge du temple qui se transmettait dans sa famille depuis des générations. Marie grandit donc dans la famille de ce saint homme, auprès de sa tante maternelle. Lorsqu’elle eut atteint la puberté, il lui fit construit une chambre dans le temple même, afin qu’elle puisse se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu, conformément au vœu fait par sa mère. L’influence de la vie qu’elle avait menée dans cette pieuse famille adoptive fut déterminante, car Marie passa tout son temps à n’adorer que Dieu seul, sans rien Lui associer, passant Ses journées à jeûner et ses nuits dans la ferveur et la prosternation, chaque jour, Zacharie enfermait Marie dans sa chambre, l’abandonnant ainsi a l’adoration, et il ne revenait la voir que pour lui apporter ses repas. Cependant, chaque fois, il trouvait devant elle de la nourriture et quand il demandait à la jeune fille d’où lui venait cela, elle répondait que c’était un don de Dieu. En effet, Dieu avait agréé la jeune fille d’une bonne manière, comme il est précisé dans le Coran (Sourate la famille d’Imrane verset 37). L’ascétisme dans lequel vivait Marie n’était en réalité qu’une préparation divine à un destin différent de celui de toutes les autres femmes. En effet, après avoir pendant très longtemps abandonné la vie pour la seule adoration de son Créateur, Marie eut un jour une révélation qui lui fit comprendre ce grand destin qui l’attendait : elle fut informée que Dieu lui accorderait un signe qui porterait le nom de Issa fils de Marie. « Et
lorsque les Anges dirent: « 0 Marie ! Dieu t’annonce la bonne
nouvelle de la prochaine venue d’une Parole de lui. Son nom est le
Messie, Issa fils de Marie, notable dans ce monde et dans l’autre et
parmi les rapprochés. » (Sourate La Famille d’Imrane verset 45) La Sagesse divine infinie voulut que ce soit là une préparation psychique à l’extraordinaire événement qu’elle allait vivre bientôt. Dans sa solitude et son isolement total, elle reçut quelque temps après la visite d’un envoyé de Dieu, l’archange Gabriel qui lui apparut sous une forme humaine. Dès qu’elle vit cette apparition, elle demanda refuge auprès de Dieu, réaction tant ce qu’il y a de plus ordinaire de la part d’une jeune fille vierge. Mais elle ne tarda pas à se rendre compte du grand rayonnement de son visiteur, et elle commença à se sentir plus rassurée quand elle l’entendit dire: « Je ne suis qu ‘un messager de ton Seigneur ayant pour mission de te donner un garçon pur et béni. » (Sourate Marie verset 19) La crainte reprit alors le dessus et la méfiance qu’elle ressentait vis-à-vis de cet inconnu redoubla. Elle n’était certes pas, sans ignorer que la procréation ne pouvait résulter que d’un contact charnel entre un homme et une femme, et elle n’avait jamais vécu, pour sa part, aucune expérience de cette sorte. Pourquoi alors ne pas supposer que cet étrange visiteur n’était pas en train de ruser pour abuser de sa bonté et de sa crédulité, elle qui se retrouvait enfermée dans cette chambre, toute seule avec lui. C’est pourquoi elle ne put s’empêcher de demander: « Elle dit: « Comment puis-je avoir un garçon alors qu ‘aucun humain ne m‘a jamais touchée et que je n’ai jamais été une femme de mauvaises moeurs? » (Sourate Marie verset 20) Cependant, son inquiétude ne dura pas longtemps car Gabriel répliqua aussitôt: « C‘est
ainsi qu‘a dit ton Seigneur: « Cela M’est bien facile et afin
que Nous en fassions un signe pour les Humains et un effet de Notre Miséricorde. »
(Sourate Marie verset 2) Alors
Marie put se rassurer et accorder foi à son visiteur, et le destin de
Dieu s’accomplit conformément à Sa Volonté. Une fois encore, Dieu
avait procuré à l’espèce humaine une preuve de Son Existence et de Son
Pouvoir infini, ainsi que de Sa Magnanimité pour les fils d’Israël et
pour l’humanité toute entière. Marie, quant à elle, voyait par cet événement
se concrétiser le destin de femme éternelle auquel Dieu l’avait vouée:
« Et Marie, la fille d’Imrane, qui préserva son organe
pudique, Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle crut aux
Messagers de son Seigneur et à Ses Livres et elle fait à jamais partie
des humbles dévots. » (Sourate l’interdiction verset 12) Un miracle venait certes de s’accomplir, mais ce fut également le début des nombreux tracas que devait connaître par la suite cette femme pure. Comment en effet expliquer ce qui lui arrivait aux fils d’Israël, sachant que jamais ils ne pourraient croire en un miracle, tellement ils étaient suspicieux, et comment faire face à leur médisance, dans ce cas ? Par conséquent, Marie essaya d’abord de cacher aux siens son état, mais au fur et à mesure que les jours passaient les signes, qui ne trompent personne, commencèrent à devenir de plus en plus évidents. Même Joseph le menuisier qui l’avait prise en charge après Zacharie commença à ressentir une certaine gêne. Il ne doutait point de la fidélité et de la foi de Marie envers Dieu, ce qui lui avait toujours fait éviter d’aborder le problème avec Marie, mais il n’arrivait pas non plus à s’expliquer ce qu’il voyait de ses propres yeux sans pourtant se résigner à y croire. II vint cependant le moment où il ne put plus continuer à se taire. Il s’en ouvrit donc à Marie et lui fit part de l’embarras dans lequel il vivait depuis un certain temps, mais qu’il ne pouvait plus garder pour lui. Devinant ses penséeds Marie interrompit Joseph avant qu’il n’ait terminé pour lui demander de ne point penser à mal et de ne dire que des paroles qui se respectent. Joseph demanda alors : « Dis-moi, Marie, existe-t-il une plante qui ait poussée sans semence? » « Certes », répondit Marie. « Y aurait-il eu un arbre qui aurait pu pousser sans être arrosé ? », demanda encore Joseph. « Certes », répondit encore Marie. « Un enfant peut-il exister s’il n’y a pas de père ? » fut la dernière question de Joseph. Marie resta très calme malgré ce qu’il était possible de déceler de doutes dans ces questions, et ses réponses furent convaincantes: « Quant à ce qui est des plantes, tu n‘es pas sans savoir que Dieu a créé des herbes sans qu’il n’y ait eu des semences et qu‘Il a fait pousser des arbres par Sa propre Volonté, sans avoir nécessairement besoin d’eau. Pour ce qui est de l’être humain, tu n‘ignores pas qu’Adame et Eve furent créés sans qu ‘ils aient eu besoin de pères. Douterais-tu donc de la Puissance divine ? » Joseph ne pouvait plus se permettre le moindre doute, et il fut convaincu que ce qu’il voyait sous ses yeux n’était que la manifestation d’un miracle, preuve de la Puissance divine infinie. Tout le monde n’était cependant pas aussi croyant que Joseph; Marie se trouva donc dans l’obligation de partir très loin, là où personne des siens ne pourrait savoir ce qui lui arrivait. Elle dut partir seule à la découverte de contrées qui lui étaient inconnues jusque-là, avec cette appréhension d’une personne qui se lance dans une forêt inconnue, sans aucune arme pour se défendre. Ainsi, elle se rendit à Bethlehem et juste avant d’y parvenir, elle sentit les premières contractions de l’enfant qu’elle portait et qui allait naître très bientôt. Elle était toute seule, isolée, sans aucune aide en vue. Elle s’arrêta au pied d’un palmier rabougri et sec, se remit à penser au sort qui l’attendait après cette naissance et le désespoir la gagna. Elle était parvenue jusqu’ici à cacher son état à presque tout le monde, mais la situation allait changer puisque chacun pourrait voir le bébé qu’elle mettrait au monde et jamais les questions ne cesseraient certainement, mais le plus grave était ce mépris et ces médisances qu’elle devinait déjà et auxquels il ne lui serait pas facile de résister. L’enfant vint au monde dans la plus grande solitude, sans aide aucune pour sa mère qui souffrit beaucoup de cette situation. Quand elle jeta un coup d’oeil sur son fils, elle sentit une si grande fatigue et un si total désespoir qu’elle regretta un instant de ne pas être morte avant d’avoir mis au monde son enfant, ainsi elle aurait oubliée sans trop de mal, et on aurait continué à la respecter même après sa mort. Mais elle se trouva tout de suite après dans l’obligation de reprendre courage, car elle reçut une communication de Dieu qui lui demandait: « Ne t’afflige point! Ton Seigneur a placé au-dessous de toi un ruisseau. Agite vers toi le tronc du palmier et il laissera tomber sur toi des dattes bien mures. » (Sourate Marie verset 23 et 24) Une nouvelle preuve de l’Assistance divine venait de lui être apportée et elle s‘exécuta avec empressement. Il lui fut également inspiré de se contenter de répondre qu’elle avait décidé de jeûner ce jour-là et par conséquent de n’adresser la parole à personne. C’est ce qu’elle fit. Lorsque MARIE fut de retour auprès des siens, après avoir passé quelque quarante jours dans la plus grande solitude, ses craintes commencèrent à se concrétiser. Les gens l’accueillirent d’abord avec beaucoup de suspicion, puis les langues se mirent à médire, à lui faire les reproches les plus sévères. Elle avait, à leurs yeux, commis le crime le plus impardonnable pour une femme qui descendait d’une famille des plus respectables. Marie garda néanmoins le silence et supporta toutes les injures. Quand les siens la pressèrent de questions, elle se contenta de répondre: « J’ai fait vœu de carême et je ne vous répondrai rien. Si vous désirez savoir quelque chose, adressez-vous donc à lui » dit-elle en désignant le bébé. « Aurait-elle complètement perdu la raison ? » se demandèrent ses interlocuteurs. « Comment un bébé de quelques jours pourrait-il parler ? » Mais ce qu’ils croyaient impossible se réalisa sous leurs propres yeux et le bébé parla pour tout expliquer et pour innocenter sa mère de toutes les accusations qui pesaient sur elle: « Je suis vraiment serviteur et adorateur de Dieu. Il m’a apporté le Livre et a fait de moi un prophète. Il a fait de moi une bénédiction là où je me trouve et m‘a recommandé la prière et l’aumône légale tant que je serais vivant, plein de piété filiale pour ma mère et Il ne m’a nullement fait un violent misérable. » (Sourate Marie verset 30 à 32) Les personnes présentes n’ avaient plus rien à répondre à ce miracle, et Marie fut à nouveau réconfortée par l’assistance divine, ce qui l’encouragea à affronter le reste des siens. Mais il restait à convaincre encore tout le reste du peuple de l’innocence de Marie, ce qui ne fut difficile à réaliser. Devant les tracas que lui causaient les siens, Marie dut se résigner à s’exiler et à partir très loin. Son fils grandit presque comme tous les enfants, à cela près que dès son adolescence il fit preuve de signes précurseurs de son intelligence et de ses grandes qualités morales qui le prédestinaient à jouer un rôle capital dans l’avenir de l’humanité tout entière. Jusqu’à l’âge de trente ans, on ne put jamais lui faire ces reproches qui peuvent être adressés à tout jeune. Puis ce fut la Révélation du Message divin, et nous savons quelle fin lui réservèrent ses pires ennemis qui étaient enfin parvenus à faire croire qu’il conspirait contre l’empire romain. Pendant tout ce temps, Marie suivait l’évolution de son fils et en était très fière. Elle voyait son fils souffrir le martyr et souffrait avec lui tout en essayant de lui apporter le réconfort qu’elle pouvait, jusqu’au jour où elle crut que son fils avait été crucifié. Ce fut là l’un des pires moments qu’elle ait jamais connus, mais il lui fut inspiré ensuite que le crucifié n’avait point été Issa fils de Marie, mais un jeune homme qui lui ressemblait étrangement.Pendant les six années qui suivirent cet événement elle continua le travail commencé par son fils, puis elle connut enfin le repos éternel. Ainsi s’acheva une vie de sacrifices, de dévotion et de foi inaltérable en Dieu. |
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