LE MARIAGE

 

Quand ça ne va pas
Rester juste
 

Il ne faut pas exagérer les torts et les défauts de l’autre. On a vite tendance à rejeter l’entière responsabilité sur l’autre et à réduire ses qualités et ses bonnes actions à néant. Le plus souvent, les torts sont partagés entre les deux et il arrive qu’un soit plus responsable que l’autre; mais il n’est pas possible que l’un représente tout le bien et l’autre tout le mal. Donc regardez aussi vos propres torts et regardez les qualités de l’autre.(source numéro 4)

Ne pas laisser n'importe qui intervenir
 

Il faut interdire à toute mauvaise langue d’intervenir, Il arrive qu’on donne à la femme des « tuyaux » pour dominer ou humilier son mari: il ne faut pas écouter ces paroles de vipères qui se prétendent des conseillères. Méfiez-vous des conseils de ceux qui ont complètement raté leur vie conjugale: ils risquent de vous mener au même résultat. Ecoutez ceux qui ont vécu de longues années sans dispute et dont les enfants sont heureux et épanouis.(source numéro 4)

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Pas de chantage
 

Il ne faut pas recourir au chantage : je te prive de telle chose jusqu’à ce que tu cèdes telle chose; cela ne fait que dégrader l’amour du couple. Il faut au contraire faire plus de bien pour en avoir plus en retour.(source numéro 4)

Favoriser le dialogue
 

L’essentiel est de dialoguer: on arrive le plus souvent à un compromis. Quand le dialogue est bloqué, il peut être très utile de recourir à une tierce personne ou deux ou un couple pour relancer la discussion et éventuellement arbitrer les différends. Le choix de ces personnes doit se faire d’un commun accord, elles ne doivent pas avoir de parti pris et doivent rechercher la réconciliation du couple. Elles doivent avoir de l’expérience dans les affaires conjugales et un regard objectif. On reconnaît un bon juge par le fait qu’il ne se fait jamais une opinion avant d’écouter les deux parties.(source numéro 4)

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Divorcer "à la musulmane"
 

A l’extrême limite, si on conclut à une incompatibilité de caractères et qu’on ne peut pas accepter l’autre avec sa différence et qu’il n’y a plus que le divorce, il faut se mettre d’accord là-dessus et reconnaître qu’on a eu tort de se marier et divorcer d’un commun accord. Si le couple divorce, il est très important de divorcer « à la musulmane »comme on s’est marié devant Allah: sans recours aux tribunaux et aux avocats et en coordonnant ses efforts pour l’intérêt des enfants s’il y en a. Le divorce aura ainsi beaucoup moins de retombées psychologiques et matérielles sur le couple et les enfants.(source numéro 4)

Attention à la sorcellerie
 

Je me vois obligé de signaler les conflits non naturels, ceux dont Allah dit: « Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse» (La Vache, 2/102). Il y a deux problèmes dans le couple révélateurs de sorcellerie: ils se disputent sans raison, les disputes atteignent des proportions déraisonnables, ils s’aiment quand ils se séparent et se disputent dès qu’ils se retrouvent; les rapports sexuels se passent mal: la femme ne supporte pas son mari, elle ne sent pas de plaisir dans les rapports; elle pleure si elle est forcée; l’homme perd son énergie et son désir; il n’arrive pas à achever des rapports, etc. Ces symptômes se déclenchent brusquement après une période de vie normale ou même avant d’avoir commencé la vie commune. Les disputes normales se distinguent des disputes dues à la sorcellerie par le fait qu’elles ont une cause solide et bien identifiée et peuvent être gérées avec la raison. Les deux symptômes ci-dessus sont très révélateurs de sorcellerie. Si rien n’est fait pour l’enlever, la dispute peut s’aggraver jusqu’à détruire l’amour du couple et atteindre un point de non-retour, surtout quand les familles s’en mêlent. Si vous remarquez ces choses, adressez-vous à un spécialiste de la question ou lisez mon livre: « La Roqya: traitement de la sorcellerie, djinns et mauvais oeil par le Coran et la médecine prophétique ».(source numéro 4)

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Le couple et l'extérieur
La famille et la belle-famille
 

Les problèmes de belle-famille sont tristement célèbres dans toutes les cultures. Il y a de merveilleux parents qui respectent leur enfant marié et le considèrent comme un adulte à part entière; ils lui prodiguent leurs conseils sans s’imposer. Pour d’autres, il est leur propriété privée et le nouveau conjoint n’est qu’un détail. D’autres encore voient ce nouveau venu comme une victime à exploiter ou un concurrent à écarter. Si tel est le cas, il est essentiel que le couple reste soudé face aux interventions de la belle-famille et décide ensemble de la stratégie à adopter. Il sera souvent nécessaire de réduire leur fréquentation pour limiter leurs immiscions dans la vie du couple. S’ils sont trop proches, un déménagement peut s’imposer: à une cinquantaine ou une centaine de kilomètres sinon plus, on est relativement à l’abri.Certains parents essayent de convaincre leur fille qu’elle a plus de devoirs envers eux qu’envers son mari: c’est faux. Pour une femme, la personne envers qui elle a le plus de devoirs est son mari’ ; pour un homme, c’est sa mère. Un homme demanda au Prophète, bénédictions et salut sur lui, « Qui mérite le plus que je me comporte bien envers lui? » Il dit: « Ta mère! ». « Ensuite? » demanda-t-il. « Ta mère! » « Ensuite? » « Ta mère! » « Ensuite?» « Ton père ». Rapporté par al-Boukhari et Mouslim.

Al-Flâkim rapporte que Aïcha, qu’Allah l’agrée, interrogea le Messager d’Allah, bénédictions et salut sur lui: « Qui a le plus grand droit envers une femme? » Il dit: « Son mari ». « Et envers un homme? » « Sa mère ».

Je ne veux pas donner une mauvaise image des belles-familles à force de parler des problèmes: dans de nombreux cas, tout se passe pour le mieux et l’élargissement de la famille est une source d’enrichissement et de bonheur.(source numéro 4)

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Les amies et les voisines
 

Il s’agit de trouver le juste milieu. Les femmes qui sont malades de médisance et qui se mêlent de la vie des autres, évitez-les le plus complètement possible. Il se peut aussi que des femmes en apparence très pratiquantes ou mariées à des hommes très pratiquants vous fassent de bien mauvaises surprises. Aussi, le mari doit contrôler la fréquentation et l’évolution de la femme en faisant de manière naturelle des recommandations chaque fois qu’elle va rencontrer d’autres femmes et en s’informant par la suite sur ce qui s’est passé. Ainsi, au moindre incident, il pourra redresser la situation et éviter bien des complications. Par exemple, si elle apprend des idées singulières sur la religion, ou à téléphoner à des numéros coûteux, ou à faire des achats par correspondance, etc. toutes ces choses qui peuvent être inoffensives et qui peuvent devenir dangereuses, il vaut beaucoup mieux intervenir dès le début pour éviter d’arriver à des proportions démesurées et de s’apercevoir qu’on ne reconnaît plus sa femme. Donc, sans jouer à l’espion et sans douter de tout, faites naturellement vos recommandations à votre femme avant chaque rencontre avec d’autres femmes, puis discutez de ce qui s’est passé.(source numéro 4)

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Les activités à l'extérieur
 

Au temps du Prophète, bénédictions et salut sur lui, les femmes ne travaillaient pas à l’extérieur. Le ménage rudimentaire était déjà assez fatigant et occupant, sans compter que la limitation des naissances n’existait quasiment pas. Cependant, les femmes pouvaient avoir des activités professionnelles tout en restant dans leur milieu : tricotage à la maison, participation aux activités des champs avec la famille, ou commerce avec les autres femmes. Il est sûr que les femmes avaient leur propre argent et en faisaient l’aumône; elles furent ainsi sollicitées pour la bataille de tabûk. Il y avait aussi des activités sociales: elles soignaient et déplaçaient les blessés pendant les batailles, préparaient à manger et acheminaient l’eau, une femme nettoyait la mosquée, une autre offrait aux musulmans une collation après la prière du vendredi. Il y a ensuite les activités religieuses et culturelles: les femmes apprenaient entre elles et apprenaient de leurs maris, elles venaient poser des questions au Prophète, bénédictions et salut sur lui, ou à ses épouses; les femmes priaient à la mosquée, surtout les prières du matin et du soir, certaines faisaient des veillées de prière à la mosquée, le Prophète, bénédictions et salut sur lui, demanda qu’elles participent aux prières de l’Aïd et interdit qu’on les empêchât de venir prier à la mosquée. Les visites entre femmes étaient chose courante, surtout aux évènements tels mariages, naissances ou arrivées. Notons enfin qu’il n’y avait pas de toilettes dans les maisons: les femmes sortaient au désert ou aux champs le soir pour faire leurs besoins (et les hommes le jour). De ce tableau nous pouvons émettre les conclusions suivantes:

- Il n’est pas dans les principes de l’islam que la femme ne sorte pas du tout de sa maison.

- La femme n’a pas le devoir économique de travailler comme l’homme. Elle peut exercer une activité professionnelle si elle a du temps après ses devoirs familiaux et dans un cadre qui respecte sa féminité et sa religion.

- Pour développer sa pratique et ses connaissances religieuses, la femme a besoin d’exercer et d’apprendre sa religion avec d’autres femmes, comme les hommes.

- La femme peut s’investir dans des oeuvres sociales et soutenir les hommes dans certains domaines, toujours dans le respect de la religion.

Entre la vie moderne française et la société traditionnelle du pays où on disait que la femme n’avait rien à faire dans la mosquée et devait sortir de sa maison deux fois dans sa vie: la première pour aller chez son mari et la deuxième pour aller au cimetière, le modèle du Prophète, bénédictions et salut sur lui, et des compagnons est toujours valable: priorité à la famille, puis apprentissage et pratique de la religion, activité professionnelle ou sociale ou associative dans un cadre musulman. (source numéro 4)

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