LES  ENFANTS

   
Enseignement, Apprentissage et Education
La recherche du savoir est une obligation
 

«La recherche de la science est une obligation pour chaque musulman. Toute chose, même les baleines de la mer, demanderont le pardon (d’Allah) à celui qui cherche à apprendre.» (Ibn Abul-Barr)

"Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur.. .Dis. "Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?» Seuls les doués d’intelligence se rappellent."  (39: 20)

"Dis: «qui est le Seigneur des cieux et de la terre?» Dis: «Allah». Dis: «Et prendrez-vous en dehors de Lui, des maîtres qui ne détiennent pour eux même ni bien ni mal?» Dis: «Sont-ils égaux, l’aveugle et celui qui voit? Ou sont-elles égales, les ténèbres et la lumière? Ou donnent-ils à Allah des associés qui créent comme Sa création au point que les deux créations se sont confondues à eux? Dis: «Allah est le Créateur de toute chose, et c’est Lui l’Unique, le Dominateur suprême»". (13: 16)

On a chiffré la capacité de mémorisation d’un enfant en fonction de son âge: un enfant de deux ans peut difficilement mémoriser plus de 272 mots, celui de trois ans 688 mots, un enfant de quatre ans, environ 1540 mots, et celui de 5 ans dépasse les 2000 mots. Notez aussi qu’il y a des différences non négligeables entre les enfants: différences physiques, de santé, d’intelligence, de situation familiale, de l’état social... Tous ces facteurs doivent être pris en compte. l’Islam, la Sounnah du prophète Mohammed et l’historique des communautés scientifiques et intellectuelles musulmanes font de la recherche du savoir et de son éducation la raison première de la vie du musulman sur terre. La première personne la plus apte et la plus intéressée par la transmission du savoir à un enfant ne peut être que sa mère. Il est important pour l’enfant de rester avec sa mère ses toutes premières années. Il ne doit partir aux garderies, aux maternelles ou à tout autre institut similaire qu’au cas où la nécessité et les contraintes de la vie courante du couple imposent d’autres solutions. L’éducation proportionnelle à l’évolution de son âge et de son corps doit l’habituer à compter sur lui-même: on lui donne des réponses simples, et on le laisse s'exprimer librement pour exposer sa "thèse" sur les problèmes qui l’entourent.(source numéro7)

 

L'éducation par l'exemple
 

"O vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas." (61: 2-3)

"Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l’ouïe, les yeux et les coeurs (l’intelligence), afin que vous soyez reconnaissants." (16: 78)

C’est le manque d’une conduite exemplaire de certains musulmans qui fait défaut auprès de l’enfant dont ils ont la charge éducative. Pourtant l’histoire éducative islamique ne manque pas d’exemples. Aïcha (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Messager disait que «le comportement (la morale) du messager d’Allah fut le Coran»: il a appliqué tous les concepts humains cités par le Coran.

Donc toute la vie du Prophète est un modèle. Puis vient la vie de ses compagnons et de tous les pieux qui les ont suivis: «Les meilleurs des hommes sont ceux de mon siècle, viendront après eux les hommes des siècles suivants jusqu’à ce que viendra un peuple dont les hommes témoignent avant de prêter serment, et prêtent serment avant de témoigner.»(Boukhari et Mouslim)

Le Messager a confirmé l’influence des parents sur leurs progénitures en disant: «Tout enfant qui naît, naît musulman jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge où il peut s’exprimer. Puis ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un païen».

Les parents sont tenus de respecter les principes de l’Islam en famille pour que leurs enfants en fassent de même: "O vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des anges rudes, durs ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne." (66: 6)

Toute action (même ordinaire) est prise en compte dans le processus d’éducation: «Celui qui dit à un enfant: «Tiens (quelque chose)», puis ne lui donne rien, sera considéré comme menteur.» (Ahmed)

Abou Bakr disait: «Je disais à mon père: "O mon père je t’ai entendu dire chaque matin et chaque soir: «ô Allah guérit mon ouïe et guérit mes yeux, Il n’y a pas d’autre Dieu que Toi. Tu le répétas trois fois au matin et trois fois au soir». il répondit: «J’ai entendu le Messager faire ces invocations et j’aimerai suivre sa Sunna.»" (Abou Dawoud)

La connaissance d’autres familles pratiquantes de la religion, est aussi un moyen éducatif. «Je passais la nuit chez ma tante Maïmounah Ibn al-Hârith, épouse du prophète. Le Messager était chez elle cette nuit-là. Après avoir fait la prière de l’Ichâ’ (à la mosquée) il retourna chez lui. Il pria quatre Raka’âts, puis dormit, puis se leva et dit: «L’enfant dort?» ou une parole semblable. Puis il se leva et me réveilla et me mis à sa gauche. Il me déplaça à sa droite et effectua cinq Raka’ âts, puis accomplit deux Raka’âts et dormit jusqu’à ce j’entendis son ronflement. Puis, il est sorti à la Mosquée pour la prière».

Ainsi l’enfant se forme au fur et à mesure de l’observation du monde qui l’entoure. Ceci pour éviter l’agression des enfants et les imitations qu’ils sont susceptibles de faire en voyant les mauvais exemples de comportement. Si une personne tombe sous l’effet de la tentation, l’Islam la contraint de se contenir. Si elle obéit, seul Allah saurait comment la punir ou Lui pardonner. Mais si elle le fait publiquement, elle reçoit les conséquences de ses actes par l’application de la loi relative à son délit et Allah la châtiera à cause du mal qu’elle cherchait à répandre dans la société...(source numéro7)

   
L'apprentissage de la langue arabe
 

"Alif Lam, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite. Nous l’avons fait descendre, un Coran en (langue) arabe, afin que vous raisonniez." (12: 1-2)

Allah (le Très Haut) a choisi la langue arabe pour transmettre Son message à l’humanité tout entière: "C’est ainsi que nous l’avons fait descendre un Coran en (langue) arabe, et Nous y avons multiplié les menaces, afin qu’ils deviennent pieux ou qu’il les incite à s’exhorter?" (20: 113)

Les traductions des sens des versets du Coran ne peuvent être appelées (Coran); on ne peut les réciter en prière. Le Coran est révélé en arabe et uniquement en arabe. Il le restera éternellement: "(C’est) une révélation descendue de la part du Tout Miséricordieux, du Très Miséricordieux. Un Livre dont les versets sont détaillés (et clairement exposés), un Coran (lecture) arabe pour des gens qui savent...." (41: 2-3)

Les styles linguistiques, historiques, juridiques y sont exposés de façon très exceptionnelle: "Nous proposons dans ce Coran toutes sortes de paraboles aux hommes, afin qu’ils réfléchissent.. . Coran (en langue) arabe, sans ambages, afin qu’ils craignent Dieu." (39: 27-28)

Certains ont douté de cette transmission, la réponse d’ Allah fût la suivante, tout en mettant l’accent sur l’aspect linguistique: "Nous savons bien que les (idolâtres) disent: «C’est un homme qui l’enseigne!». (Or), la langue de celui qu’ils suspectent (d’être ton inspirateur) est une langue barbare, tandis que (le Coran) est une langue arabe claire." (16: 103)

Par conséquent, tous les musulmans, sans exception, considèrent la langue du Coran comme leur langue: c’est la langue de leur religion, la langue du Prophète de l’Islam et la langue des habitants du Paradis. Pour toutes ces raisons, il est primordial de l’apprendre aux enfants musulmans. Si les moyens le permettent, les musulmans sont aussi invités à offrir aux enfants non arabophones la possibilité d’apprendre correctement cette langue. C’est le seul moyen d’accéder aux ressources islamiques inépuisables. Ce qui lui permettra de ne pas dévier du droit chemin à cause de fausses interprétations des enseignements de sa religion par des hypocrites ou par des païens.(source numéro7)

 

Le conseil fait partie de l'éducation
 

Présenter un conseil, n’est pas une chose simple. Il faut être certain que les conditions pour que le conseil atteint ses buts soient réunies.(source numéro7)

  Après la prière de Fajr
 

"O vous qui croyez! Invoquez souvent le nom d’Allah. Louez-le matin et soir." (33: 42)

Le messager d’Allah a dit: «Cherchez de bon matin les biens et tout ce dont vous avez besoin, car tôt le matin il y a la plénitude et la prospérité.» (Ibn Adi)

Selon Sakhr al-Ghâmidî, le messager d’Allah a dit: «O Allah, bénis ce que font les gens de ma communauté très tôt le matin».

C’est un moment de bénédiction, idéal pour l’apprentissage du saint Coran. Car le corps s’est bien reposé, et l’âme n’est pas encore perturbée par les préoccupations quotidiennes: "Accomplis la Salât au déclin du soleil jusqu’à la tombée de la nuit, et (acquitte-toi) de ce que tu récites du Coran à l’aube, car la récitation du Coran à l’aube a des témoins." (17: 78)

Ces témoins sont des anges qui témoigneront ensemble en faveur du musulman qui commence sa journée, dès l’aube, avec la lecture du saint Coran, l’invocation d’Allah ou toutes autres sortes de sciences utiles.(source numéro7)

 

  Après les prières quotidiennes
 

"Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la Salât. En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites." (29: 35)

Le lien établi au moment de la prière avec Allah (le Très Haut) ne peut être que véridique et sincère, d’où la raison de prodiguer des conseils à ces moments de plénitude de l’âme est bien clair chez le musulman, il ne peut être que véridique. C’est aussi la raison pour laquelle le Coran demande au juge d’astreindre les témoins du musulmans ou du non musulmans après ce moment de leurs prières: "Croyants! Quand l’un de vous est à l’article de la mort, au moment de tester, prenez à témoin deux hommes équitables choisis parmi vous ou en dehors de vous, si vous êtes en voyage et que la détresse de la mort vous atteint. Vous les retiendrez après la Salât, et leur ferez, en cas de suspicion, prêter ce serment: «Par Dieu, nous ne vendrons à aucun prix notre témoignage, même quand il s’agit d’un proche, sinon nous serions, en vérité, des pécheurs»." (5: 106)(source numéro7)

   
  Avant le sommeil
 

Pendant ces moments, le corps se relâche et entre petit à petit dans un processus d’endormissement appelé «la petite mort». Profitez-en pour réciter quelques invocations, quelques courtes sourates du Coran, avec une brève explication ou une petite histoire et présenter sa morale. Avec le temps, ces «petits» conseils deviennent réalités dans la vie de l’enfant.

Selon Abou Houraïra, le messager d’Allah a dit: «Celui qui s’assoit à une place sans prononcer le nom d’Allah exalté a fait un manquement vis-à-vis d’Allah de même que celui qui s’étend dans un endroit sans prononcer le nom d’Allah exalté.»(Abou Dawoud) (source numéro7)

 

  Pendant les repas
 

Omar Ibn Abî Salma (le fils de l’une des épouses du Prophète a dit: «J’étais un enfant vivant sous le toit du messager d’Allah. Quand je mangeais avec les autres, ma main se promenait pour prendre la nourriture qui est devant eux. Le messager d’Allah me dit alors: «Enfant, prononce le nom d’Allah (en te mettant à table), mange avec ta main droite et mange de ce qui est devant toi.» Cela n’a cessé depuis, d’être ma façon de manger». (Boukhari et Mouslim)

At-Tirrnithi a rapporté un hadith semblable, selon Omar Ibn abî Salma, le messager Mohammed a dit: «Enfant, rapproche-toi, prononce le nom d’Allah (en te mettant à table), mange avec ta main droite et mange de ce qui est devant toi.»

Les musulmans vivant dans des sociétés non musulmanes sont invités et en permanence à contrôler les nourritures de leurs enfants pour ne pas prendre des nourritures illicites (les différentes graisses animales, viandes d’animaux illicites ou non égorgés selon les principes de la religion...). C’est ce qu’a fait le Messager lorsqu’il a aperçu sont petit-fils al-Hassan dans une situation douteuse. Abou Houraïra a dit: «Al Hassan Ibn Ali (qu’Allah les agrée) prit une fois une datte dans la réserve de l’aumône l’égale (Zakât). Il la plaça dans sa bouche. Le Messager d’Allah lui dit aussitôt: «cakh, cakh! jettes-la donc! Ne sais-tu pas que nous autres «la famille du Prophète» ne mangeons pas de l’aumône?» (Boukhari et Mouslim)

Le besoin instinctif en nourriture ne doit pas être au détriment des principes de la religion. L’interdit cité, comme le prouve le hadith, est spécifique à la famille du Messager, les tuteurs doivent faire de même pour tout ce qui est illicite à un musulman.(source numéro7)

   
  Pendant les promenades
 

Sortir l’enfant de l’environnement habituel peut avoir une influence sur ces comportements et lui permettre d’être plus attentif à certains conseils importants. Le conseil suivant a été donné par le Messager à un petit enfant. Ibn Abbâss a dit: «J’étais une fois assis en croupe sur la monture du Prophète quand il me dit: «Jeune homme! Je vais t’enseigner ces quelques paroles: observe les commandements d’Allah et Allah te préservera. Observe les commandements d’Allah et tu trouveras Allah à tes côtés. Quand tu demandes quelque chose, demande-la à Allah. Quand tu as besoin d’aide, demande-la à Allah. Sache que si tout le monde s’associait pour te faire du bien, il ne pourrait te faire que le bien qu’Allah t’a déjà prescrit pour toi. Que s’ils se coalisaient tous pour te faire du mal, ils ne pourraient te faire que le mal qu’Allah t’a destiné. Les plumes (pour écrire) se sont depuis longtemps arrêtés et l’encre des pages (du destin) est désormais bien sèche.» (At-Tirmidhi) (source numéro7)

 

  Au cours de la maladie
 

La maladie est un moment de réflexion qui poussent l’être humain à réfléchir sur les bienfaits de la santé. C’est un moment de faiblesse qui pourrait ouvrir le coeur de la victime pour accepter de se remettre en cause. C’est ce qu’a fait le Messager à un enfant qui le servait. Anas a rapporté le hadith suivant: «Un jeune Juif servait le Prophète. Il tomba malade et le Prophète alla lui rendre visite. Il s’assît à côté de sa tête et lui dit: «Deviens musulman!» L’enfant regarda vers son père qui était à côté de lui. Il lui dit: «Obéis à Aboulqâcim (surnom élogieux du Prophète)», et il embrassa l’Islam. Le Prophète sortit en disant: «Louange à Dieu, Qui l’a sauvé de l’Enfer.» (Boukhari)  (source numéro7)

   
Eviter les reproches répétitifs et sans raison
 

"...Ceux qui se montrent charitables dans la félicité aussi bien que l’adversité, dominent leur colère, pardonnent à leurs semblables. Dieu aime ceux qui font du bien." (3: 134)

Il est tout à fait normal qu’un enfant ne fasse pas correctement les choses conformément aux prescriptions des grands, puisqu’il n’a pas suffisamment d’expérience. Anas rapporte: «Je n’ai jamais touché un tissu de soie, ni une soie plus douce que la paume de la main du messager d’Allah. Je n’ai jamais senti de parfum plus suave que celui du messager d’Allah. J’ai effectivement servi le messager d’Allah durant dix années. Jamais il ne m’a dit «Ouf!» (en signe d’impatience et de réprobation). Jamais il ne m’a dit pour quelque chose que j’avais faite "pourquoi l’as-tu faite?" ni pour quelque chose que je n’ai pas faite, "pourquoi ne l’as-tu pas faite?" (Boukhari et Mouslim)

C’est contradictoire à l’éducation d’exhiber les erreurs des enfants et d’exagérer dans des reproches à leur égard. Ces actions risquent de produire des effets inverses et poussent les enfants à ne plus écouter aucun conseil.

Omar Ibn Al-Khattâb a répondu à l’homme qui est venu se plaindre contre la désobéissance de son fils. Il lui dit: «Ton fils est (en vérité) une flèche de ton carquois.» (Ibn Hibban). (Il voulait lui dire que c’est ta progéniture, qu’il fait partie de toi, et c’est le résultat de ton éducation et que tu es son exemple).(source numéro7)

 

Faire des invocations
 

Les invocations des parents sont essentielles au cours du processus d’éducation de l’enfant. C’est une tradition des Messagers et des Prophètes (que le Salut et la bénédiction d’Allah soient sur eux) ainsi que tous les pieux.

"(Souvenez-vous) quand par certaines prescriptions Abraham fut mis à l’épreuve par son Seigneur! Lorsqu’il les eut accomplies, Allah lui dit: «Je ferai de toi un guide spirituel pour les hommes».Et ma descendance? s’inquiéta Abraham. «Ma promesse ne concerne pas les injustes», annonça Dieu.» (2: 124) 

"C‘est alors que Zacharie invoqua Dieu: «Seigneur, accorde-moi, une descendance vertueuse. Tu es Celui qui entend la prière!» Les Anges l’appelèrent tandis que, debout, il priait dans le sanctuaire: «Allah t’annonce la naissance de Yahya (Jean), qui confirmera un Verbe émanant d’Allah. Il sera un chef, un homme chaste et un prophète du nombre des vertueux»" (3: 38-39)

"(Souviens toi) lorsque Abraham dit: «Seigneur, fait que cette cité soit un lieu sûr! Préserve-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles." (14: 35)

"Ceux qui disent: «Seigneur, accorde-nous la joie des yeux en nos épouses et en nos descendants, et fait de nous des dirigeants pour ceux qui s‘adonnent à la piété." (25: 74)

Le Messager ne se contentait pas de faire des invocations uniquement pour ses propres enfants, mais il invoquait son Seigneur pour les enfants des musulmans et même pour les enfants des associateurs (polythéistes). C’est le cas lors de sa première tentative d’immigration vers la ville de Tâ’if. Les habitants de cette ville l’on mal reçu et ils ont demandé à leurs jeunes enfants de frapper le Prophète avec des pierres. Blessé, il s’est adossé à un mur et commença à invoquer Dieu, quand l’ange Gabriel lui demanda sa permission pour ordonner à l’ange chargé des montagnes de détruire la ville. Mais le Messager a dit qu’il ne désespère pas qu’Allah fasse de la génération future de cette ville des gens qui adoreront correctement leur Seigneur. Et ce fut effectivement le cas.  

Les parents sont invités à porter une intention particulière aux invocations prononcées, car Allah (le Très Haut) acceptera sûrement les invocations des parents blessés, humiliés ou non content des faits de leurs enfants.

Selon Abou Houraïra, le Messager d’ Allah a dit: «Trois invocations sont exaucées sans aucun doute: l’invocation de l’opprimé, l’invocation du voyageur et l’invocation du géniteur contre son enfant.» (Abou Dawoud et At-Tirmidhi)

Par conséquent: «N’invoquez pas le mal contre vous-mêmes, ni à l’encontre de vos enfants ou contre vos biens de crainte que votre invocation ne coïncide avec une heure où Dieu exauce toute demande.» (Mouslim)

Ainsi on conseille aux parents d’être sincères dans leurs invocations et plus précisément pendant les moments où Allah les exauce (au moment de la prosternation, en voyage, durant le jeune de Ramadan, au moment de la prière de vendredi, en état de Jihad).

En voyage l’invocation qui par l’aide d’Allah protégera tous les membres de la famille est: " Selon Ibn Omar, quand le messager d’Allah s’installait sur son chameau en vue d’un voyage, il disait trois fois de suite: "Allahou Akbar" (Dieu est plus grand) puis ajoutait: «gloire et pureté à Celui qui a mis ceci à notre service et nous n’étions nullement capables nous-mêmes de le soumettre. Nous devons certainement retourner vers notre Seigneur». «Seigneur Dieu! Nous Te demandons dans notre voyage-ci Ton obéissance et la piété ainsi que tout acte digne de Ta satisfaction. Seigneur Dieu! Tu es le compagnon dans le voyage et le remplaçant dans la famille. Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre les fatigues du voyage, contre toute source de chagrin et pour ne trouver à notre retour aucun mal nous ayant frappés dans nos biens, nos familles et nos enfants». A son retour de voyage il disait la même chose et ajoutait: «Nous voici de retour, repentants, adorant notre Seigneur et Le louant». (Mouslim)  

Il est conseillé aussi d’apprendre à l’enfant qu’il a besoin aussi des invocations de ces frères et de toute personne pieuse de la société. Ainsi «Oum Salime, mère d’Anas, demanda au Messager: «O messager d’Allah, Anas, ton serviteur (domestique) Anas, invoque Allah pour lui», le Messager prononça alors: «O Allah! Rend sa richesse très abondante ainsi que ses enfants, et bénis-lui ce que Tu lui as donné». A tel point que Anas disait: «Je jure par Allah, que ma fortune est abondante, mes enfants et leurs fils font aujourd’hui environ une centaine.» (Mouslim) (source numéro7)

   
La justice en cas de désaccord
 

Dans une telle situation, le principe de la justice est la meilleure façon de mettre en évidence et d’une façon pratique les principes qui font d’une famille musulmane source de bonheur et d’équité. Le prophète d’Allah, Dawoud (paix sur lui) dans son jugement entre deux anges qui lui ont demandé justice: "Nous affermîmes sa royauté, lui donnâmes la sagesse et la faculté d’arbitrer (les litiges). Le récit des plaideurs qui escaladèrent le sanctuaire t‘est-il parvenu? Lorsqu‘ils pénétrèrent auprès de David, (leur apparition) l’effraya. «Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes deux plaideurs; l’un de nous a été inique envers l’autre. Départage­nous, en toute équité; ne sois pas partial; guide-nous vers le droit chemin.» (L’un d’eux déclara): « Celui-ci est mon frère. Il possède quatre-vingt-dix-neuf brebis, alors que je n’en ai qu’une. Il m’a demandé de la lui confier, (mais il n ‘a pas voulu me la rendre) et je n‘ai pu lui faire entendre raison dans la discussion. "Certes, dit David, il t‘a lésé en te demandant (d’ajouter) ta brebis aux siennes. Beaucoup d’associés se montrent odieux les uns envers les autres, excepté ceux qui croient et font oeuvre pie. Mais (ces derniers) sont en petit nombre.» David pensa que Nous l’avions mis à l’épreuve. Il implora le pardon de son Seigneur, tomba prosterné et se repentit. Nous lui pardonnâmes cela. Et il aura une place tout près de Nous et un beau refuge. «O David! Nous avons fait de toi un vicaire sur la terre. Soit un juge impartial parmi les hommes et ne suis pas la passion, car elle t’égarera du sentier d’Allah». Or, en vérité, ceux qui s’égarent du sentier d’Allah auront un dur supplice pour leur oubli du Jour des comptes." (38: 20- 26)

Sur ce sujet le Messager a dit: «Assiste ton frère, qu’il ait tort ou qu’il ait raison!». Quelqu’un dit: «O messager d’Allah! Je l’aide quand il est victime d’une injustice, mais comment veux-tu que je l’aide quand c’est lui­même l’injuste?» Il dit "Tu l’empêches d’être injustice et c'est ainsi que tu viens à son secours». (Boukhari)

Sachez finalement que: «Un juge ne doit pas prononcer une sentence entre deux personnes s’il est en colère».(Boukhari)

Appliquer et défendre la justice avec les enfants c’est permettre à ces derniers d’être les porteurs et les défenseurs de ce qu’ils ont appris (être juste et chercher la justice pour tous). C’est ainsi que l’enfant Abdallâh Ibn Abbâs, réputé pour sa haute connaissance des sciences islamiques, exigeait son droit devant la personne du Messager et devant ses compagnons plus âgés et plus respectables comme Abou Bakr, Omar, Othmân, Abderrahman Ibn Aouf. Selon Souhail Ibn Saad: «Le messager d’Allah reçut en cadeau une boisson. Il en but et il avait à sa droite un jeune homme et à sa gauche des personnes âgées. Il dit au jeune homme (qui avait droit de priorité étant à droite du prophète bien aimé : «Me permets-tu de donner à boire à ceux-là (avant toi)?» Le jeune homme dit: "non, par Dieu, ô Messager d’Allah! Jamais je ne céderai à quelqu’un un honneur qui me revient de toi.» Le messager d’Allah lui plaça le bol dans sa main.» (Boukhari et Mouslim)

Les règles de la politesse exigent qu’on commence (pour toute distribution) par la personne se trouvant à droite. Mais le Prophète a voulu tenir compte du respect dû à l’âge des autres personnes présentes. Comme le fait de boire juste après le Prophète contient une bénédiction certaine, Abdallâh refusa de céder son tour, pas même à ses aînés).

Le fait de permettre à un enfant de présider une prière, s’il est compétent, lui montre clairement que c’est les compétences qui doivent l’emporter dans la vie: selon Oqba al-ansâri, le messager d’Allah a dit: «Préside la prière celui qui connaît le Livre d’Allah. Si leur connaissance du Livre est égale, c’est celui qui connaît mieux la Sounnah (tradition du Prophète). Si leur connaissance de la Sounnah est égale, c’est celui dont l’exil (à Médina) est le plus ancien. S’ils se sont exilés à la même époque, c’est le plus âgé d’entre eux (ou le plus anciennement musulman). On ne peut présider la prière à la place d’un chef de famille si vous êtes invité chez lui, ni d’occuper sa place d’honneur sauf s’il l’y autorise.» (Mouslim) (source numéro7)

 

Les jeux éducatifs
 

Le jeu précède toute forme d’éducation, d’où l’utilisation du jeu comme moyen éducatif. Les parents peuvent suivre et orienter d’une façon positive cette évolution permanente chez l’enfant. C’est un travail qui doit tenir compte de la capacité de l’enfant et de l’effort qu’il peut donner, sans le forcer ni l’exploiter. Il est important de mettre en évidence dans ce domaine, plusieurs principes comme la gestion du temps et de l’argent. Le gaspillage est interdit en Islam, perdre son argent dans des jeux très chers est sans utilité. Le jeu avec les grands pourrait être instructif. Guidez-le dans son jeu, partagez le avec lui s’il le faut de temps à autre pour limiter ses inquiétudes et ses mauvaises réactions. Une présence qui permettra à l’enfant:

- d’étendre son imagination.

- tout en jouant, l’enfant crée des personnalités, puis donne à chaque personnalité un rôle en fonction de sa vision des choses, ce qui permet de mieux le comprendre.

- de communiquer avec son entourage dans un langage à sa portée.

- d’apprendre à se comporter avec les enfants de son âge, et participer collectivement et selon des règles données à créer de la joie et du bonheur.

Le messager d’Allah a dit: «Celui qui entre dans un marché (souk), achète un jouet et le ramène à ses enfants, c’est comme celui qui a rapporté une aumône (Sadaqa) à des gens nécessiteux et qu’il commence par les filles.» (Al-Hakim)

Précisons, enfin que beaucoup de jeux sont en contradiction avec les principes de l’Islam (jeux de hasard, jeux avec des animaux vivants).

La science et le savoir (en Islam) ne concerne pas une discipline particulière, mais ils englobent tout le savoir humain. Pour un musulman, il est normal mais il est aussi primordial de commencer sa quête du savoir par le Coran, la Sunna (tradition prophétique), la vie des Prophètes et celle des gens pieux puis les sciences de la religion Islamique. Ensuite, les portes sont grandes ouvertes à toutes autres branches des connaissances humaines.

En résumé, un musulman apprend toutes les sciences utiles qui lui permettent de comprendre le monde autour de lui. Ce qui le ramènera à vivre en harmonie avec la nature et accomplir sa tâche qui consiste à construire la terre et non pas la détruire.

Si vous êtes responsable de l’éducation (et nous le sommes tous), alors prenez la peine, le temps et le courage, de bien expliquer aux enfants le bien et le mal, et que rien ne vaut sur terre, la réussite d’avoir donné à la société humaine des enfants éduqués sachant construire et non détruire, être justes et équitables la où ils se trouvent.  

Allah (à Lui toute la puissance et la majesté) a dit: "Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d’Allah vous sera intégralement remboursé et vous ne serez point lésés." (8: 60)

"Les anges diront à ceux qu’ils rappelleront (à Dieu) et qui auront été injustes envers eux-mêmes: «Où en étiez-vous (à propos de votre foi)? Nous étions impuissants sur terre, répondront-ils. La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour que vous puissiez vous expatrier?" demanderont les anges. » L’asile de ces gens-là sera la géhenne; quel triste devenir (pour eux)! Exception faite des hommes, des femmes, des enfants, réduits à l’impuissance, incapables d’imaginer un stratagème ou de découvrir une voie (pour échapper à la contrainte des idolâtres). Il se peut qu’Allah use de pardon en leur faveur, car Dieu absout et pardonne. Quiconque s’expatrie pour la cause divine, trouvera sur la terre maints refuges et nombreux motifs de fierté vis-à-vis de ses adversaires, et de l‘espace (pour vivre librement). La rétribution de quiconque déserte sa demeure pour aller vers Dieu et Son prophète et meurt en cours de route, incombera à Dieu. Allah est Pardonneur et Miséricordieux." (4: 97-100)source numéro7)