Lettre aux soeurs musulmanes
du Cheikh Al-Halabi (traduction Abu Anass)
" La louange appartient à Allah, nous Le louons, implorons
Son aide et sollicitons de Lui la rémission de nos péchés. Que le salut et la
paix d’Allah soient sur Son messager bien-aimé Muhammad, sur sa famille et sur
tous ses Compagnons.
Chère sœur musulmane, où que tu sois sur cette terre, que le salut et la paix
d’Allah soient sur toi.
Sache, tout d’abord, chère sœur en Allah, que tu es la consœur
de l’homme, égale à l’homme et que tu représentes la moitié de toute l’humanité.
Tu es une mère, une épouse, une fille, une sœur, une tante paternelle, une tante
maternelle, une petite fille et une grand-mère. Notre Prophète, prière et salut
d’Allah sur lui, a dit : « Les femmes sont les consœurs des hommes. »
Ensuite, chère sœur musulmane, tu fais partie d’une illustre
et immense communauté, la communauté de l’islam. Celle qui n’est égalée par
aucune autre communauté sur cette terre. Elle a engendré des dirigeants, des
hommes, des personnalités de très grande importance et des conquérants. Avant
tout, ta communauté est une communauté de la guidance et de la religion droite.
C’est la meilleure communauté qu’Allah – exalté soit-Il – a fait surgir pour les
hommes. Elle ordonne le convenable et le bien et interdit le blâmable ainsi que
le mal. Elle dirige l’humanité vers la justice et l’excellence. Elle fait sortir
les hommes de l’adoration des hommes vers l’adoration du Seigneur des hommes, de
l’étroitesse de cette vie d’ici-bas vers la largesse de cette même vie et de
celle de l’au-delà, et de l’injustice des religions vers la justice de l’islam.
Et il n’y a pas de doute que les précédentes femmes de cette communauté ont été
un élément essentiel qui a permis à cette dernière d’acquérir sa place
importante et élevée.
Sache, chère sœur, qu’Allah – exalté soit-Il – a donné à la
femme une immense place dans la responsabilité et dans l’honneur. Allah a dit (
traduction du sens des versets coraniques) :
« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent
le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la prière, acquittent la
Zakât et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera
miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » (Le Repentir, v. 71)
Allah – exalté soit-Il – t’a légiféré, chère sœur, des règles et des jugements,
t’a donné des spécificités qui ne sont qu’en ta faveur et en parfaite
concordance avec ta nature. Allah dit à propos de Lui-même (traduction du sens
des versets) :
« Ne connaît-Il pas ce qu’il a créé alors que c’est Lui le Compatissant et le
Parfaitement Connaisseur. »
(La Royauté, v. 14)
Tu es invitée, chère sœur, à retourner vers Allah – exalté
soit-Il, à t’accrocher à Sa religion et à suivre la Sounna authentique de Son
Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ceci par la sincérité de ton
appartenance à la communauté musulmane, par le sacrifice et la dépense pour la
construction d’une génération musulmane bien guidée qui prendra à nouveau le
flambeau de la foi.
Chère sœur, les ennemis de l’islam, partout dans le monde,
veulent te détourner de tes honorables tâches et de tes grands efforts dans le
travail de la religion et la construction de la communauté.
Nous constatons avec amertume qu’ils te proposent des tentations mondaines et
excitantes, des décorations éphémères tels que les expositions de parures, de
bijoux et de modèles captivants et mensongers, le tout conçu et fabriqué par les
mécréants. Tout ceci n’a pour conséquences que des hystéries interminables, des
passions enflammées, des ventres insatiables, des parures dévastatrices et des
concurrences attractives... Comme si tu n’avais été créée que pour ces futilités
que répugnent les âmes pures. Tout ceci est entouré par l’invitation au gâchis,
à la jalousie, à la vantardise et à l’imitation. Puis, nous voyons ces
oppresseurs allumer un feu de haine et de colère entre l’homme et toi. Tu es
pour eux une fille frustrée !! Une épouse oppressée!! Une mère lésée !! Et les
hommes - prétendent-ils- sont des oppresseurs, des hypocrites, des dictateurs et
des tyrans.
Tout ceci n’est que conflits programmés pour que tu te rebelle
contre le père, que tu t’enorgueillisse vis-à-vis du frère et que tu te
retournes contre le mari. Ces gens–là ne prêchent ni la justice, ni la tendresse,
ni la miséricorde, mais ils prêchent la rébellion, la destruction et l’injustice.
Nous constatons aussi, que ces tricheurs ne se contentent pas
que de cela. Ils inversent les compréhensions et changent les réalités. Ils
incitent la femme à sortir des règles de la législation musulmane et de ses
limites. Ils représentent la piété ainsi que la pudeur comme des obstacles à la
liberté et au progrès, le voile islamique comme une couverture de l’esprit et de
la pensée, la prière et le jeûne comme des futilités et une perte de temps et
l’obéissance au mari comme un rabaissement et une humiliation.
Chère sœur, ces gens-là, comparables à des loups sauvages, veulent que tu sois
sans cesse entre leurs mauvaises mains injustes dans n’importe quel lieu : les
bureaux, la rue, les endroits d’amusements et de turpitudes… dépourvue de toute
éthique, religion et honneur.
Ils te veulent sans religion, sauf la religion de leurs
passions sans valeurs, de leurs tentations vaines et de leurs principes
ridicules. Ils ne font qu'imiter, dans tout cela, leurs ancêtres parmi les
associateurs occidentaux ; car la femme – en occident – est un élément persécuté,
porté à préjudice, humilié, gratuit, malgré toutes leurs prétentions et leurs
proclamations à « l’égalité », quelle égalité ?… C’est plutôt l’égalité de la
faiblesse, de l’humiliation et du rabaissement !!
Chère sœur, n’as tu pas vu les filles de ta catégorie qui se
sont dévêtues du voile de la pudeur, qui ont accouru vers les désirs et les
passions et qui ont suivi les trompeurs égarés, quelle en a été la conséquence?!
Quel en a été le bénéfice ?!
Chère sœur, sois fière de ta religion car c’est ton honneur, celui de tes parents ainsi que celui de tes ancêtres. Sois un guide vertueux pour tes enfants, tes frères, tes sœurs, ta famille, tes voisins, et sois sincère dans ton appartenance à ta noble communauté. Et saches que la pudeur est un honneur chez les personnes de noble caractère et que l’impudeur est une immoralité chez les communautés vertueuses même si certains lui donnent des noms trompeurs comme « Amour », « Liberté » et « Egalité ».
Et sois sûre, chère sœur, que ton bonheur éternel est que tu
sois une fille vertueuse et obéissante, une épouse fidèle et généreuse, une mère
pieuse, tout ceci, entouré par la grandeur de la vérité, la clairvoyance du bien
et la lumière de la foi.
Sache, chère sœur, que la prière est le pilier de l’islam et
l’arbitre entre les musulmans et les mécréants, que le jeûne du Ramadan est un
pilier fondamental, que l’aumône fait partie des immenses actes par le biais
desquels Allah - exalté soit-Il – efface les péchés.
Rappelle-toi toujours, ô sœur, que les vêtues-nues (qui sont vêtues mais en réalité nues) qui ont abandonné l’étoffe de la pudeur pour l’habit de la civilisation éphémère, n’entreront pas au paradis et n’en sentiront pas l’odeur.
Sache et apprends-le à celles que tu connais, chère sœur
vertueuse, que plusieurs conditions sont attachées au voile islamique. Parmi les
plus importantes : qu’il couvre tout le corps hormis le visage et les mains (bien
que les couvrir est préférable et plus pieux pour elle, surtout à cette
époque!), qu’il ne soit pas une beauté en lui-même, qu’il n’attire pas les
regards, qu’il ne soit pas serré au point de décrire le corps, qu’il ne soit pas
transparent dévoilant ce qu’il y a en dessous, qu’il ne soit pas parfumé et
qu’il ne ressemble ni aux vêtements des mécréantes et polythéistes ni aux
vêtements masculins.
Dernière parole…
Que je destine à la femme en général, dans nos pays musulmans, je luis dis :
Veille à ne pas te laisser aller dans la décadence qu’a connue la femme dans les
pays mécréants car elle ne trouve pas, là-bas, une religion qui puisse préserver
ses droits. En ce qui concerne la femme dans les pays musulmans, quelle est son
excuse alors qu’Allah – exalté soit-Il – a révélé la religion qui lui préserve
toutes ses aspirations légitimes en droit et en justice ?
Nous refusons que la femme, dans nos pays, soit une perruche ne sachant que
répéter tout ce qui se dit, suivre les faux désirs, porter tout ce qui se
fabrique, courir derrière n’importe quelle brillance mensongère et s’essouffler
après toutes les envies.
Nous voulons que la femme ait sa personnalité distincte dans la croyance, la
pensée, le comportement, l’habillement et dans le mode de vie.
La croyance… C’est le plus important principe de notre noble religion. Que les
femmes se méfient de faire un acte qui irait à l’encontre de cette croyance
comme : invoquer autre qu’Allah – exalté soit-Il – parmi les prophètes, les
saints ou les vertueux, jurer par autre qu’Allah – exalté soit-Il – égorger ou
faire un vœu pour un autre qu’Allah – exalté soit-Il –, aller chez les voyants
et les astrologues, porter des talismans, pratiquer des séances de guérison
comportant des actes d’associationnisme, ou toute chose semblable parmi les
actes de mécréance et d’égarement !
En résumé :
Nous voulons que la femme musulmane mesure les choses par la voie d’Allah le
Très-Grand – exalté soit-Il, qu’elle regarde cette vie à la lumière du Saint
Coran, qu’elle contemple dans cette vie d’ici-bas celle de l’au-delà, qu’elle
prenne l’islam comme itinéraire et la Sunna du Prophète, prière et salut d’Allah
sur lui, comme un exemple et un compagnon.
C’est cette femme musulmane que nous voulons et c’est elle qui
pourra réaliser dans la vie actuelle, de nombreuses choses, pour elle-même,
ainsi que pour les autres.
Chère sœur, voici entre tes mains, un rappel et une
subsistance sur ta route, qui peut être longue ou courte, qui se terminera par
la mort, puis la tombe. Celui qui fera partie des gens du paradis, sa tombe
s’élargira de soixante-dix coudées et sera verdoyante, jusqu’au Jour de la
Résurrection. Et celui qui fera partie des gens de l’enfer, sera frappé par des
matraques de fer et sa tombe se rétrécira jusqu'à lui briser les côtes !
Puis la résurrection ! Le jugement et le compte ! Enfin une demeure éternelle,
soit dans un paradis large comme les cieux et la terre, ou bien dans un feu noir
et sombre.
« Quiconque donc est écarté du feu et introduit au paradis, a certes réussi. »
(La Famille d'Imrân, v. 185)
Chère sœur, ceci est le discours de l’espérance et la parole
d’un loyal conseiller. Prends garde aux alliés du diable qui ne veulent que ton
égarement et sois une pieuse servante d’Allah – exalté soit-Il, une descendante
des pieuses ancêtres et sache que ton rôle dans la construction de la communauté
est immense. Assume donc ce rôle et ne sois pas un moyen de destruction et
d’anéantissement, mais plutôt une constructrice de l’honneur et de la gloire.
Il faut impérativement retourner aux deux immenses révélations : le Livre
d’Allah – exalté soit-Il – et la Sunna de Son Prophète, prière et salut d’Allah
sur lui, pour que l’on soit parmi les gagnants du bonheur suprême des deux
demeures, celle d’ici-bas et celle de l’au-delà.
Et notre dernière invocations est : « Louanges à Allah, le Seigneur de l’univers
».
(Abûl-Hârith ‘Ali ibn Hassan ibn ‘Ali ‘Abdul-Hamîd Al-Halabî
Zarqa, 1er Ramadan 1405 de l’hégire.)
Publié avec l'autorisation de votre frère shihab...