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Le 18.10.2001
11 Palestiniennes subissent des Conditions effarantes dans
les prisons sionistes
Jérusalem occupée
- Onze détenues palestiniennes dans la prison de d’Al Ramleh ont déposé une
plainte concernant leur situation aux mains de l'administration de la
prison. Le mandataire de LAW, Safwat Younis, a rencontré les onze détenues
et a noté leurs plaintes. Les détenues ont expliqué que l'administration de
la prison et les surveillants inspectent leurs cellules et exécutent des
recherches corporelles. Les détenues ont également déclaré que les
surveillants enchaînent leurs mains et leurs jambes, et le mandataire Younis
a remarqué des marques de chaînes sur certaines des détenues.
Elles ont ajouté qu'elles avaient été
mises en isolement après que le représentant des détenues, Amneh Muna, ait
été transférée le 13 septembre 2001, de la prison d’Al Ramleh vers une autre
prison. À la lumière de ceci, les prisonniers ont fait la grève de la faim.
Afin d'essayer d'arrêter la grève,
l'administration pénitentiaire a commencé à maltraiter les détenues. Des
plaintes ont été également déposées au sujet du manque de vêtements, de
draps, de serviettes et de papeterie.
L'administration de la prison retarde
également délibérément la remise du courrier et des journaux aux détenues et
les visites des familles sont empêchées pendant des périodes prolongées.
Liste des détenues:
- Soumayya Abed, de Ramallah, arrêtée
le 3/8/2001 pour avoir poignardé un soldat à la porte de Damas à
Jérusalem. Condamnée à deux ans.
- Nisreen Taha, from Bidya à Salfeet,
arrêtée le 24/3/1998 pour avoir poignardé un colon, menacé et battu un
gardien, condamnée à quatre ans et trois mois. Taha a déclaré au
représentant de LAW qu’elle a été torturée et enchaînée deux fois à son
lit de 21:30 à 6:30 le lendemain.
- Iman Ghizawi, 26 ans, de Nablus,
arrêtée le 3/8/2001 pour avoir posé une bombe à l’arrêt de bus central de
Tel Aviv. Transférée de la prison d’Al Jalmeh le 16/9/2001. Détenue depuis
à la prison d’Al Ramleh, Ghizawi a été soumise à la torture et a été
enchaînée deux fois, la première fois pendant pratiquement 12 heures.
Ghizawi a été empêchée d’utiliser les toilettes pendant huit jours et ses
affaires ont été confisquées. Le représentant Safwat Younis a noté des
marques de chaînes sur les mains et els jambes de la détenue.
- Maha Al Ak, 24 ans, du camp de
réfugiés d’Aida à Bethlehem, arrêtée le 27/7/2000 pour avoir poignardé un
soldat. Al Ak a été torturée et ses deux jambes et mains ont été
enchaînées très serrées pendant approximativement huit heures jusqu’à ce
qu’elles saignent. Al Ak a été mise en isolement et toutes ses affaires
ont été confisquées. La détenue a aussi été empêchée d’utiliser les
toilettes, on lui a donné de l’eau chaude à boire et la lumière de sa
cellule était allumée toute la nuit. L’avocat a aussi noté des marques de
chaînes sur ses jambes et ses mains.
- Suna Al Ra’i, 33 ans, de Qalqilia,
arrêtée le 13/4/1997 pour avoir tiré sur des soldats, elle a été condamnée
à 12 ans. Al Ra'i a passé six jours en isolement pendant le mois d’octobre
et pendant 1 an et deux mois ont lui a interdit els visites de sa famille.
Le gardien a exposé Al Ra'i à la torture psychologique et il est visible
qu’elle a besoin d’un psychologue; bien que cette demande ait été refusée.
- Sawsan Abu Turki, 14 ans, d’Hébron,
arrêtée le 6/9/2001 pour tentative de meurtre. Abu Turki est maintenant
détenue et attend son procès. La détenue a été admise à la prison d’Al
Ramleh il y a trois semaines et a été torturée. Ses mains son enchaînées
pendant la nuit. On l’a aussi empêchée d’utiliser les toilettes pendant
huit jours. Les médicaments pour traiter une infection des yeux lui ont
aussi été refusés. Abu Turki a aussi été placée en isolement pendant
plusieurs jours et le représentant Safwat Younis a noté des traces de
chaînes sur ses jambes et ses mains.
- Wijdan Bujiyeh, 22 ans, d’Hébron,
arrêtée le 25/2/2001 pour avoir poignardé un soldat. La détenue a été
torturée et enchaînée deux fois pendant sept heures continues, des chaînes
en plastiques et en métal ont été utilisées sur la détenue. Elle a déclaré
que son visage lui couvrait le visage alors qu’elle était enchaînée
jusqu’à la suffocation. Les gardiens n’ont pas essayé de l’aider. Les
marques de chaînes étaient apparentes sur les jambes et les mains de la
détenue.
- Rab’a Hamayel, 14 ans, de Nablus,
arrêtée le 28/5/2001 pour avoir poignardé un soldat à l’intérieur de la
mosquée d’Al Aqsa à Jerusalem. Hamayel a été placée en isolement pendant
27 jours. Ses mains et ses jambes ont été enchaînées en plusieurs
occasions pendant un grand nombre d’heures.
- Su’ad Ghazal, 18 ans, de Sebastia à
Nablus, a été arrêtée le 13/12/1998 pour avoir poignardé un colon et
condamnée à 6 ans d’emprisonnement. Ghazal a déclaré avoir été gardé en
confinement depuis le 13/9/2001 et que ses jambes et ses mains ont été
enchaînées en plusieurs occasions pendant un grand nombre d’heures. On lui
a aussi interdit d’utiliser els toilettes pendant huit jours et on lui a
allumé la lumière la nuit pour l’empêcher de dormir.
- Abir Amru, d’Hébron, arrêtée le
22/2/2000 pour avoir poignardé un soldat à Hébron. Amru a déclaré qu’elles
et ses co-détenues étaient soumises à divers moyens de tortures depuis que
le représentant Amneh a été transferée le 13/9/2001. Amru a dit qu’elle a
aussi été enchaînée plusieurs fois pendant de longues heures. Les détenues
ont aussi déclaré qu’elles étaient soumises à la lumière pour les empêcher
de dormir ainsi qu’à la musique très forte et qu’elles étaient placées en
isolement.
- Sana’ Amru, 15 ans, d’Hébron,
arrêtée le 20/2/2000 pour avoir poignardé un soldat à Hébron avec sa sœur
Abir. Condamnée à un an d’emprisonnement. Après le transfert d’Amneh, Amru
a été élue par les détenues comme représentante auprès de l’administration
de la prison. Amru a déclaré qu’elle a été torturée suite au transfert d’Amneh,
enchaînée quatre fois pendant dix heures à chaque fois, empêhcée
d’utiliser les toilettes pendant huit jours, on lui a donné de l’eau
chaude à boire, on l’a soumise à la lumière et à la musique forte pendant
la nuit pour l’empêcher de dormir et on l’a placée en confinement.
L’association LAW après avoir confirmé
que les 11 détenues palestiniennes avaient été soumises à la torture et aux
mauvais traitements, exprime sa profonde inquiétude concernant la
continuation de ses mesures exécutées par l’administration de la prison et
par l’appareil interrogateur de la sécurité général (Shabak) contre les
prisonniers palestiniens. Ces mesures sont en violation des droits de
l’homme internationaux et de la 4ème convention de Genève
concernant les prisonniers en temps de guerre. Ces mesures violent aussi la
décision de la haute court israélienne tenue le 6 septembre 2001, qui
interdit l’utilisation de la torture contre les prisonniers palestiniens
détenus dans les prisons israéliennes.
Ces mesures incluent la privation de
sommeil et la détention dans des conditions inconfortables. Cette décision
a été prise afin d'essayer d'arrêter les excuses israéliennes employées par
les Israéliens pendant de nombreuses années pour justifier ces mesures.
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